Rapport du CST sur les incendies des marchés : « Incident déplorable (…) C’est dommage » (Me Jean Dégli)

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Me Jean Dégli, le président du Mouvement « Bâtir le Togo » a qualifié ce vendredi « d’incident déplorable », le rapport publié par le Collectif « Sauvons le Togo » (CST) sur l’affaire des incendies du marché de Kara (nord) et du principal bâtiment du grand marché de Lomé.

Le CST a publié récemment, un rapport dans lequel il accuse certains proches du pouvoir dont des officiers supérieurs des Forces armées togolaises, d’être responsables de ces incendies.

Au lendemain de la publication de ce document, certains responsables du CST faisant partie des signataires de ce rapport se sont montés tour à tour au créneau pour dénoncer « Ce rapport est un incident déplorable. Je voudrais que des gens essayent de réunir des éléments pour leur défense, mais ils doivent être mis à la disposition de la justice pour qu’il les exploite », a déclaré Me Jean Dégli sur la Radio privée Kanal Fm.

Selon lui, ces éléments ne doivent pas être publiés dans la presse, « surtout lorsqu’on voit les réactions que cela suscite aujourd’hui au niveau des gens qui sont censés être des signataires ».

« Cela ne donne pas beaucoup de crédit à notre opposition. C’est déplorable, parce qu’il faudrait que nous fassions tout pour être crédibles lorsque nous posons des actions, non seulement au niveau des partis politiques de l’opposition, mais également des organisations des droits humains qui sont au sein du CST », a-t-il souligné.

« C’est dommage. J’espère que cela ne va pas totalement déboucher sur une catastrophe au niveau du CST », a ajouté le président de « Bâtir le Togo ».

Rappelons que le marché de Kara (environ 120 km au nord de Lomé) et le principal bâtiment du grand marché de Lomé ont été ravagé en janvier dernier dans des incendies qualifiés « d’actes criminels » par le gouvernement. Pas de pertes en vie humaine, mais les dégâts sont énormes.

Une commission d’enquête a été aussitôt mise en place par le gouvernement.

Quelque 37 personnes pour la plupart des militants de l’opposition ont été inculpées. Certains sont écroués, d’autres sont libres. Certains partis de l’opposition et le CST ont toujours rejeté l’enquête menée et exigé une « enquête internationale ». FIN

Junior AUREL

Savoir News

 

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