Rentrée scolaire 2020-2021 : Au Togo, les Enseignants volontaires (EV) et le ministre en charge des enseignements primaires et Secondaires se renvoient la balle

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Pr. Dodzi Kokoroko, Pdt Université Lomé
Pr. Dodzi Kokoroko, Pdt Université Lomé

A l’approche de la rentrée scolaire 2020-2021, il ne se passe un jour où les Enseignants Volontaires du Togo ne se font entendre. Pour cause, face à leurs conditions de vie et de travail qui ne s’améliore guerre, une condition de vie empirée par la crise sanitaire due à la Covid-19, ils exigent leur intégration dans la fonction publique. Pour cette rentrée scolaire, ils menacent le gouvernement d’entrer en grève si rien n’est fait.

Interrogé sur ce problème, le ministre en charge des enseignements primaires et secondaires, Dodzi Kokoroko a tenté de rassurer les EV par rapport à leur situation, mais trouve que le nœud de ce problème, c’est la création anarchique des écoles privées dans le pays. Pour lui, pour mettre fin à l’augmentation sans cesse du nombre des EV, il faut mettre fin à cette création anarchique des écoles privées.

« L’une des mesures phares qui est en train d’être prise, c’est un gel provisoire de ces créations anarchiques d’établissements. Plus nous vivons dans ce laisser-aller, la problématique des EV se posera toujours. En contrepartie le gouvernement doit prendre pour mener une politique ambitieuse de recrutement des enseignants », a déclaré Dodzi Kokoroko.

Les intéressés, eux, ne voient pas le problème sous cette perspective. Selon leurs responsables, c’est le gouvernement, lui-même, qui encourage le volontariat dans le pays, à travers son Agence Nationale de Volontariat (ANVT).

« C’est l’ANVT plutôt qui encourage le volontariat. Ces personnes qui sont recrutées par l’ANVT signent un contrat de 2 ans à la fin desquels ils sont laissés à eux-mêmes ; ce qui augmente le nombre d’EV sur le terrain », a souligné, ce lundi, Florent Sondou, le président de l’Association nationale des enseignants volontaires (ANEVOTO).

Avant d’ajouter : « « Ce que nous avons demandé, c’est l’intégration d’une partie des EV et la prise en charge de l’autre partie. Nous faisons face à une pandémie et on ne peut pas nous demander d’aller travailler sans mesures d’accompagnement ».

La Rédaction Togoactualite.com

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