Retour sur la nuit mouvementée d’Agbéyomé avant son arrestation

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Photo@illustration | archives
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Agbéyomé Kodjo, convoqué pour la troisième et ultime fois ce matin à 9 h devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), et ses voisins ont passé une nuit spéciale (sic) qu’ils ne sont pas près d’oublier.

Tout a commencé à la nuit tombée, avec un déploiement massif d’éléments des forces de l’ordre et de défense autour du domicile du « Président élu » et dans tout le quartier de Tokoin-Forever à Lomé.

Tout de noir vêtus et lourdement armés, ces éléments, plusieurs centaines selon les témoins, ont encerclé le son domicile. Mais pas que. Des maisons autour de la sienne sont aussi envahies, sans aucun mandat.

« Ils se sont mis dans la cour des gens et devant les portails tout autour de chez le candidat arrivé officiellement 2e de la présidentielle et qui réclame sa victoire. L’assaut est proche », a écrit dans la nuit profonde  Carmel Max Savi. « Les drones ont permis la dernière fois de s’assurer que le plan de la maison n’a pas changé et qu’aucune sortie souterraine n’y a été ajoutée, l’assaut promet d’être violent », ajoute le chargé à la communication et au lobbying médias du candidat Agbéyomé Kodjo.

A un moment donné, les lieux avaient des allures d’un théâtre d’assaut d’une maison où s’est retranché un terroriste dangereux recherché depuis des lustres, avec des corps habillés déployés en masse, des armes et véhicules de guerre.

C’est dans cette atmosphère d’assaut imminent et de coulée d’adrénaline que le « Président élu », sa maisonnée parmi laquelle Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et ses voisins ont passé la nuit, la peur au ventre.

Au petit matin, un blindé serait venu s’ajouter à toute cette armada et positionné devant le portail d’Agbéyomé Kodjo. « Concertations entre les militaires et une mise en place du dispositif d’assaut. Les talkies walkies bruissent, tout porte à croire que les dernières minutes sont entamées », décrit Carmel Max Savi, et de redouter : « Si rien n’est fait, Agbéyomé Kodjo (…) sera arrêté et amené vers le Nord du Togo ».

Entre-temps, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, l’archevêque métropolitain de Lomé qui a entendu l’appel au secours de son collègue et doyen Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et est descendu sur les lieux, a été simplement éconduit par les corps habillés et empêché de rentrer dans la maison d’Agbéyomé Kodjo.

Voilà le film de la nuit d’enfer passée par le « Président élu » et ses voisins. Le feuilleton se poursuit et la journée promet d’être remplie de rebondissements.

Le Tabloid

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