Santé fragile: ce qu’il faut savoir sur la maladie dont souffre Agbéyomé

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Agbéyomé Kodjo n’est pas en bonne santé, et c’est la raison pour laquelle il ne défère pas personnellement aux « invitations » du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.

Il souffre d’une « pathologie locorégionale ancienne » qui « entrave douloureusement depuis quelque temps toute mobilité spontanée de sa part ». Et c’est attesté par un certificat médical bien signifié au Procureur de la République. Sa santé n’aurait pas évolué au point de pouvoir se déplacer et répondre à l’«ultime invitation » ce mardi 21 avril.

L’information a été portée à la connaissance de la presse l’opinion par ses conseils, au cours d’une conférence de presse organisée ce lundi au Centre d’études sociales pour l’apostolat des laïcs (CESAL). A en croire les conseils, le Procureur de la République fait fi de son état de santé pour le faire convoquer par le SCRIC.

Cette sortie était surtout l’occasion pour le collectif d’avocats dont deux (02) étaient présents, Mes Darius Atsoo et Célestin Agbogan, de dénoncer « un forcing judiciaire qui contraste avec toutes les exigences d’un procès équitable et dont l’objectif est sans nul doute de placer [leur] client en détention, et ainsi le museler définitivement ».

A côté de son état de santé, Agbéyomé Kodjo a introduit, le 10 avril dernier, une assignation au Tribunal de Première instance contre l’Assemblée nationale contestant la levée de son immunité de député et pourtant bien signifiée au Procureur de la République.

Et pour les avocats, « dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice pénale, Monsieur le Procureur de la République devra suspendre à titre provisoire la poursuite enclenchée à l’encontre de [leur] client, le temps pour le juge qui veille sur nos droits fondamentaux de livrer sa décision. La suspension provisoire de toute enquête judiciaire entamée sur la base d’une décision contestée et attaquée devant une juridiction indépendante compétente pour rendre une décision à l’issue d’un procès équitable s’impose ».

Mais ils constatent amèrement la détermination du Procureur de la République à poursuivre la procédure malgré tout. Sur la procédure elle-même, le collectif qui comprend aussi l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo Me Robert Ahlonko Dovi et Me Claver K. N’DRY, dénonce la violation des dispositions régissant la composition de la Commission spéciale mise en place à l’Assemblée nationale pour écouter Agbéyomé Kodjo avant la levée de son immunité et surtout le refus fait à son représentant de prendre connaissance d’une clef USB introduite dans le dossier transmis par le Procureur à la Présidente du Parlement à l’appui de sa requête de levée de son immunité.

Pour les avocats, la justice s’apprête à « sacrifier [leur] client sur l’autel de l’injustice » à travers une parodie de justice.

Le Tabloid

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