NGR-ASVITTO-UJEDEB

 L’Article 13 de la Constitution Togolaise déclare : «L’Etat a l’obligation de garantir l’intégrité physique et mentale, la vie et la sécurité de toute personne vivant sur le territoire national. Nul ne peut être arbitrairement privé ni de sa liberté ni de sa vie. »

Au moment où le gouvernement Togolais se vante de sa position à la tête du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, une série de braquages, de cambriolages et de grand banditisme terrorisent ses populations.

Le Togo qui jadis se prévalait du nom de ‘’Suisse de l’Afrique’’ pour sa sécurité qu’on lui connaissait, et qui attirait des investisseurs et touristes par milliers constituait le principal fondement de sa croissance économique. Mais il est sur le point de perdre depuis quelques années toutes ses valeurs qui lui donnaient une particularité enviable vis-à-vis des autres pays. L’illustration de cette perte d’hégémonie est perceptible : le grand banditisme, les braquages, les cambriolages et toutes formes de vices à Lomé comme à l’intérieur du pays, et les victimes se comptent par milliers. Plus écœurant, sont la peur et l’inquiétude grandissantes des commerçants, opérateurs économiques, hommes d’affaire et tous ceux dont la profession demande la manipulation des sommes importantes d’argent liquide. Désormais au Togo, cette situation se présente comme l’épée de Damoclès qui menace toute la population civile. La cause de cette terreur est fondamentalement liée à la mauvaise gouvernance qui ne consacre pas une bonne répartition des moyens sécuritaires étatiques au profit de tous les Togolais.

La Convention Républicaine pour l’Apaisement et la Réconciliation au Togo (CRART) vient attirer l’attention des autorités et de toute l’opinion sur cinq (5) points importants : 

  • L’inégalité dans la répartition des effectifs des forces de l’ordre, de sécurité et de défense : hormis les dispositifs importants pour la sécurité rapprochée des autorités, d’autres effectifs sont déployés pour garder leurs innombrables immeubles secondaires parfois inhabités ou pour garder leurs familles ou leurs relations personnelles. 
  • Les outils de communication et appareils qui devraient permettre de faire des enquêtes efficaces pour arrêter les braqueurs ou pour déjouer les plans des malfrats, sont exclusivement orientés vers l’écoute des opposants ou des  personnalités qui manifestent des opinions politiques différentes, ou encore pour fabriquer des ‘’coups d’Etat’’ imaginaires.
  • Les moyens matériels adéquats (terrestres et aériens) pour des interventions rapides contre les braqueurs sont inexistants.
  • L’opacité dans les enquêtes antérieures sur les opérations de braquage.
  • L’absence d’une lutte efficace et efficiente contre la prolifération des armes légères.  

Au regard de ce constat, la CRART convie le Chef de l’Etat, le Ministre de la Défense, et le Ministre de la Sécurité chargé de la protection civile à prendre des mesures vigoureuses d’intérêt général qui s’imposent pour répondre à l’insécurité grandissante qui ne peut que décourager les investisseurs.

La CRART met en garde contre la manipulation des médias d’Etat qu’on utilise pour flouer l’opinion en présentant des supposés voleurs pendant que les braqueurs et les malfrats opèrent tranquillement sans inquiétude.

Fait à Lomé, le 08 Juillet 2019

Pour la CRART

Le Coordonnateur

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

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