Sextape à l’école : La Haac doit jouer son rôle

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Les vidéos à caractère sexuel et violent tournées dans certains établissements scolaires qui mettent en scène des élèves continuent de faire polémique sur les médias et réseaux sociaux. Comme nous l’écrivions la semaine dernière, la responsabilité de la dépravation des mœurs en milieu scolaire est partagée. Et nous avions notamment évoqué le cas des parents. Cette fois-ci, nous mettons l’accent sur un autre aspect du problème. Il s’agit des médias et des influenceurs.

La profonde influence des médias sur le développement psychique et social des enfants est déjà démontrée par les psychologues. Ces supports de transfert d’information peuvent construire l’enfant, mais ils peuvent aussi façonner négativement ses modes de pensée d’une façon subtile. D’où l’utilité de vérifier les médias qui vont façonner le développement des jeunes et qui vont les guider en quelque sorte dans leur vie future. Les autorités et les parents doivent ainsi identifier l’utilisation saine des films afin que ces distractions n’aient pas des effets néfastes sur leur développement des enfants. A titre d’exemple, les médias électroniques comme la télévision possèdent un immense potentiel pour affecter le développement du cerveau humain avec le sexe, la violence et l’adultère qui règnent dans les films. Dans ce domaine, ces dernières semaines le nom de la chaine cryptée Canal+ est revenue avec insistance.

De la nécessité de recadrer les médias

Depuis quelques semaines, la chaîne Canal+ est accusée de faire la promotion de la sexualité voire l’homosexualité dans ses contenus. De nombreux parents sont scandalisés par la diffusion de certaines scènes à des heures non-conventionnelles et une restriction d’âge souvent trompeuse. « Dans certains films, on montre des scènes où deux femmes ou deux hommes s’embrassent pleine bouche. Même dans certains dessins animés, la sexualité est présente. C’est une atteinte grave aux bonnes mœurs et à la pudeur. J’imagine le nombre de parents que ces scènes ont profondément choqué, surtout quand ils regardent la télé en présence des enfants », a confié un abonné de la chaine. « Parfois,  alors que les parents croyaient que l’enfant regardent des dessins animés, a priori, non-violent et la sexualité n’est pas présente, c’est le contraire », s’inquiète un autre abonné.

Ces allégations si elles sont avérées pouvaient avoir des conséquences sur les enfants. Il n’est pas donc surprenant aujourd’hui de voir certains enfants se prêter à ces comportements malsains qui vont à l’encontre des valeurs de la société togolaise. Des éléments qui doivent interpeller  la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC)  dont l’une des missions est de surveiller le contenu des médias et de recadrer promptement les organes concernés.

Mais au-delà de Canal+, certains médias locaux devraient également être rappelés à l’ordre.  Ces médiaux qui diffusent à longueur de journée des chansons dans lesquelles la sexualité et la violence verbale sont véhiculées sans voile.

Le cas des influenceurs…

Depuis quelques temps,les personnes dites « influenceurs » foisonnent sur ces réseaux. Ils sont des femmes, hommes, jeunes filles et garçons à rivaliser jour et nuit pour attirer le plus de monde. Pour faire augmenter  leurs nombres d’abonnés, ces gens sont prêtes à tout. Des diffusions des nudités aux propos violents, ils s’adonnent à toute sorte de pratique.

Dans leurs listes d’abonnés se retrouvent des milliers de jeunes qui, naïvement, les prennent  pour des modèles à suivre. Il est donc impératif aussi bien pour le ministère de la formation civique, de la jeunesse et la Haac de recadrer ces influenceurs. 

Plusieurs études ont démontré la hausse de comportements agressifs chez les jeunes qui s’habituent à regarder des films d’horreur, de viols et adeptes des réseaux sociaux. Des choses favorisent les comportements sexuels et la déconnexion totale avec la réalité. Malheureusement, les jeunes les plus vulnérables à ces influences sont les enfants ayant des problèmes affectifs, comme nous l’avons souligné dans notre dernière parution. Il est donc nécessaire que les autorités analysent tous les aspects du problème de la dépravation des mœurs en milieu scolaire pour prendre les décisions adéquates.

source : FRATERNITE

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