Sport : L’AS Togo Port face aux réalités de la Ligue Africaine des Champions

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photo | archives


Qualifié pour la phase de poules de la prestigieuse Ligue africaine des champions, l’AS Togo Port de Lomé peine à suivre le rythme. Le baptême de feu s’annonce plus compliqué que prévu.

Rentrés dans l’histoire pour être le premier club togolais à se qualifier pour la phase de poules de la Ligue africaine des champions depuis que le nouveau format de cette compétition a été adopté par la Confédération africaine de football (CAF), les portuaires de Lomé font un dur apprentissage. Le bilan pour le moment est de deux défaites en autant de sorties. Une triste réalité.

D’abord, au stade municipal de Lomé, devant son public, l’AS Togo Port chute 1-2 face à Horoya AC de la Guinée le 5 mai. Le mardi dernier, en terre marocaine, il a été battu 3-0 par Wydad Atletic club (WAC) de Casablanca.

Les premières leçons de l’entame ratée

Le champion en titre du Togo est surpris de sa qualification pour la phase de poules de cette compétition, la plus prisée par les clubs africains. C’est la compétition phare au niveau des équipes, tout comme l’est en Europe la Ligue des champions dont le Real Madrid et Liverpool disputeront la finale de l’édition de 2018 le 26 mai prochain à Kiev en Ukraine.

Le club corporatiste togolais ne s’est pas préparé en amont afin d’aller loin dans la compétition. Il a fallu attendre la qualification pour la phase de poules pour que sa direction, le staff technique voire le gouvernement ne tentent d’intégrer dans les préparatifs certains ingrédients de haut niveau. Alors même que leurs adversaires Horoya AC (Guinée), WAC (Maroc) et MamelodiSundowns (Afrique du Sud) sont des habitués de ce rendez-vous continental et ont mis tous les moyens de leurs côtés pour aller le plus loin possible.

L’effectif des portuaires est limité en qualité pour faire face à la nouvelle donne. C’est dire également qu’il n’a pas de profondeur de banc. Des renforts annoncés et qui sont venus n’arrivent pas (pour le moment ?) à tirer le groupe vers le haut. Ne sont-ils pas recrutés trop tard ? Il se pose logiquement un problème de leur intégration. La mayonnaise ne pourrait prendre qu’avec le temps si tant est que les nouveaux venus ont une plus-value. Or le temps presse. Le championnat d’élite a été justement arrêté pendant un mois pour donner la chance aux représentants togolais de mieux se préparer. Une option qui s’avère une erreur, un mauvais calcul. Il faudrait justement que l’équipe joue régulièrement afin d’être compétitive, ne serait-ce que sur le plan physique, et que les renforts se fondent dans le groupe, dans le collectif pour qu’il y ait une certaine osmose.

Sur un tout autre registre, la Direction du club n’a guère aussi anticipé les problèmes des primes et d’organisation. Elle n’a pas pris le taureau par les cornes qu’après que les joueurs ont manifesté leur ras-le-bol. Par contre, elle fait les efforts nécessaires pour que l’équipe s’habille mieux. Si finalement les choses semblent rentrer dans l’ordre, ces petits détails (réclamation, boycott, récriminations, négociations) ne sont pas de nature à créer une bonne ambiance dans le groupe. Un match de football ne se gagne pas seulement sur le terrain.
Préserver les acquis

Bien que le début ait été difficile, il ne faut pas pour autant se décourager. Ce ne sont que deux rencontres qui sont perdues pour le moment. Même si la qualification pour le tour suivant semble une gageure, le coach Ayivi Ekuevi et ses joueurs doivent impérativement mieux négocier leurs prochains matches de façon à ce qu’ils ne soient pas considérés comme des « distributeurs automatiques de points ».

De plus, le club doit, dès à présent, commencer à préparer le futur, continuer à investir pour bâtir une équipe solide et compétitive. Si à la fin de la saison 2017-2018, il n’est pas champion du Togo, la suivante serait probablement meilleure à condition que ses responsables parviennent à garder le même effectif pour un travail de longue haleine. L’erreur serait que l’on jette le bébé avec l’eau du bain. Et après, tout recommencer à zéro

Source : L’Alternative
 

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