Stop aux violations flagrantes et abusives des droits des travailleuses domestiques dans les pays du GOLFE


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Introduction
 
Il y a bien d’années, en instituant le 8 mars comme journée Internationale de la femme, le monde entier a pris conscience des violations flagrantes et inhumaines des droits des femmes .
En prélude à cette célébration solennelle, le MMLK –la Voix des Sans Voix, a jugé utile de relever quelques témoignages sur le vécu de quelques domestiques notamment dans les pays du Golfe en général et celles du Liban en particulier.
Ces femmes, les unes obsédées par le mirage de l’eldorado et autres, plombées par les traits enflammés de la misère et de la pauvreté, franchissent les frontières à la recherche de leur survie et celle de leurs proches.
 
DROIT ET DIGNITE DE LA FEMME
 
La situation des droits des femmes dans le monde a certes considérablement évolué depuis le sommet de Beijing mais varie selon les continents. L’Europe, une partie de l’Amérique et de l’Asie se taillent la part du lion. Par contre, malgré ces efforts, certaines parties de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique du Moyen-Orient sont encore hostiles et réticents au respect des droits des femmes. Dans ces contrées, les considérations dites traditionnelles, culturelles et religieuses influencent fortement et contribuent malheureusement aux violations constantes et abusives des droits des femmes. Souvent, les femmes sont considérées comme de sexe faible, inférieures aux hommes, alors que l’homme comme la femme, tous les êtres humains naissent égaux en droit et en dignité (1 article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ).
Ce droit et cette dignité leur échappent et font d’elles des exclues et marginalisées de la société. Elles n’ont effectivement ou n’ont pas du tout droit aux principes universels de droits de l’homme ; droits civils et politiques, droits sociaux-économiques et culturels. Des milliers de femmes sont encore privées de la liberté d’expression, de parole, de conscience et de religion, elles sont seulement destinées à être soumises sans réaction ni contestation des décisions des hommes. Elles n’ont pas part aux héritages n ne sont pas libres de faire le choix de leurs conjoints donc forcées à marier contre leur gré. Elles ne peuvent pas postuler ni briguer certains postes professionnelles, politiques et administratifs.
Tant d‘actes discriminatoires, arbitraires marginaux qui dépouillent les femmes de leur essence humaine.
Tant bien que mal, le combat pour l’épanouissement et l’équité- genre , se poursuit et les voix tant des femmes que des hommes s’élèvent pour dénoncer et condamner les traitements inhumains et cruels dont elles sont victimes et appellent à rétablir l’ordre et l’égalité entre les hommes et les femmes.
 
A l’occasion de cette journée du 8mars, le MMLK décide de tourner son regard vers les femmes qui vivent dans des conditions horribles, scandaleuses et misérables en tant que des travailleuses domestiques dans les pays du Golfe (Arabie Saoudite, Liban, Koweit, Iran, Irak et autres). Ces femmes qui travaillent beaucoup mais sont moins rémunérées.
 
LA SITUATION DES FEMMES DOMESTIQUES DANS CES PAYS.
 
Généralement, les droits des femmes ne sont pas respectés dans ces pays, encore moins celles qui n’y sont pas d’origine.
Placées et recrutées souvent par des agences clandestines en Afrique subsaharien de connivence avec les structures d’accueil, ces femmes dont l’âge se situe 18 à 45ans quittent leur pays sans emplois à la recherche du mieux vivre et du bonheur.
En réalité, ces agents recruteurs, rusés et avides du gain facile, font miroiter de l’eldorado à ces candidates pour le voyage en leur faisant des promesses mirobolantes entre autres l’emploi dans des services de haut standing avec des salaires incomparables à des perdièmes de chez nous. Prises par cet appât, des milliers de filles s’explosent dans cette aventure avec un contrat pourtant flou et vague qui se révèlerait périlleuse et sans issue.
La situation devient endurante, regrettable dès les premiers jours sur le sol d’accueil avec baptême de feu. De l’aéroport, les titres de voyage sont confisqués et elles sont embarquées vers les familles d’accueil. Commence une croix et un parcours inconnu dans un environnement hostile à la législation sociale convenable. Le fameux contrat au contenu creux et vide ne mentionne pas de clauses comme entre employeurs et employés mais seulement évoque une durée souvent limitée de 3ans.
 
LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE
 
N’étant pas protégées juridiquement par un contrat fiable, les domestiques africaines et asiatiques sont exposées et confrontées à de véritables risques et dangers. Elles ne jouissent pas du coup de sécurité sociale et sont d’office prédisposées à l’exploitation et à l’esclavage. Selon une loi dite Kafala, ces femmes sont vendues aux employeurs et ces derniers ont droit de vie et de mort sur elles. Elles n’ont aucune heure fixe de travail, elles se réveillent déjà entre 03 et 04 heures du matin alors qu’elles finissent tardivement vers 23heures et minuit, soit 18heures de travail par jour, le double d’horaire universel de travail. Elles ne disposent d’aucun jour de repos mais ne sont rémunérées en conséquence. Par contre, elles exercent plusieurs tâches (cuisine, garde des femmes, lessive, entretien) à la fois et dans des familles différentes.
Elles sont payées malgré tout entre 200 et 300 dollars (100 et 150 mille francs CFA).
 
Malheureusement, ces salaires minables ne sont pas payés directement aux domestiques mais sont retenus par les employeurs, une manière de les empêcher de quitter sans leur accord au cas où ces dernières ne se sentaient plus à l’aise. Economiquement et financièrement sevrées, elles ne dépendent que de leurs employeurs qui les soumettent quotidiennement à leur desideratum. Elles ne peuvent pas sortir seules surtout sans leur patronne et c’est ainsi, aussi longtemps que va durer le contrat. Elles sont toujours enfermées dans les maisons et même à clé jusqu’à ce que les employeurs ne rentrent à la maison ; une vie de parasite et de paralysie totale. Certaines sont bien logées, d’autres non. Une des femmes a laisser entendre que pendant 2ans et demie, elle est logée dans l’enclos d’un chien sur un matelas même si le lieu est propre et souvent entretenu.
 
Ces femmes sont souvent enfermées et détenues au commissariat de police sur des témoignages et de fausses accusations de leurs employeurs contre elles surtout pour de prétendu vol d’argent ou d’objets précieux. Cela arrive souvent quand ces dernières demandent à retourner dans leur pays natal et réclament leur salaire longtemps retenu par leurs employeurs. Au Liban, en Koweit et en Arabie Saoudite, les domestiques n’ont jamais raison auprès des forces de sécurité, raison pour laquelle, des milliers des femmes se retrouvent et sont actuellement en prison arbitrairement.
Dans ces circonstances, certaines des femmes succombent et perdent leur vie gratuitement et fatalement. Soit par suicide ou bousculade depuis le balcon des maisons, causes habituelles des décès des femmes domestiques dans ces pays dont le record est battu par le Liban.
 
Il est important de préciser que des milliers de travailleuses domestiques qui sont retournées dans leur pays d’origine, la plupart sont malades et sans revenus pour avoir quitté bredouilles le pays d’accueil avec leur salaires retenus par les employeurs.
En résumé, les conditions de travail et de vie ne sont guère favorables dans cette partie du monde et elle doit attirer l’attention de l’OIT et du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU.
 
VICTIMES D’ABUS , DE HARCELEMENTS SEXUELS ET DE VIOLENCES PHYSIQUES
 
Beaucoup de vidéos mis en ligne et de témoignages concordants qui nous sont parvenus, prouvent à suffisance les faits d’abus et de harcèlement sexuels dont les femmes domestiques sont victimes de la part de leurs employeurs. Certaines d’entre elles font face à des contraintes homosexuelles vis-vis de leur patronne. Celles qui ont survécu à ces contingences, se sont retrouvées en prison pour avoir résisté aux employeurs qui finissent par les accabler de fausses accusations d’incivilité et d’impolitesse à leur égard.
Les sévices corporels, les violences physiques et les coups de blessures ne sont au quotidien le bonjour que les employeurs adressent aux domestiques. Ces actes laissent des cicatrices physiques que nous avons vu des nos yeux lors des nos contacts avec les victimes. Ces dernières n’ont droit à aucune plainte ni auprès de la justice ni auprès des forces de sécurité. Mieux pour elles de se taire et de prendre le mal en patience que de vouloir corser l’addition de leurs douleurs ou de se voir incarcérer.
Finalement, les pleurs, les larmes et les gémissements deviennent leurs nourritures et leurs consolations résident dans leur espérance et leur foi à la providence Divine.
Ces pays étant hostiles réfractaires aux principes d’Etat de droit, de démocratie et du respect des droits de l’homme, il est difficile voire impossible de convaincre les gouvernants de la des droits élémentaires de vie.
 
INTERVENTION DU Mouvement Martin Luther KING EN 2014
 
Au début de l’année 2014 au moment où les cris de détresse et d’angoisse se mêlaient aux larmes des filles togolaises au Liban avec certaines de leurs consœurs du Burkina et de la Côte d’Ivoire, le MMLK a sorti un communiqué sur le sujet enlevant le voile sur une situation qui était considérée comme inaccessible et fermée aux communs du mortel. L’opinion nationale et internationale fut alertée et les projecteurs sont braqués sur ces destinations devenues peu recommandables. Dès lors, les familles dont les membres se retrouvent dans cette partie du monde, commencent à s’inquiéter et s’indigner de la détérioration et de la dégradation de leurs droits. Comme une trainée de poudre, la problématique des domestiques au Liban, en Arabie Saoudite, au Koweit et autres.
Nos actions ont déclenché toute une vague d’indignation et de dénonciation de ce qu’il convient d’appeler des atteintes graves à la dignité humaine. D’illustrations en illustrations des tableaux qui dépeignent l’état des lieux comme évoqués dans l’architecture initiale. Dans ces circonstances , les bourreaux vont lâcher prise et laisser rentrer au Togo et dans d’autres pays quelques domestiques longtemps restées dans l’anxiété et le désespoir. Une lueur d’espoir même si elle est mince et timide s’est pointée à l’horizon libérant ainsi l’expression de leurs paroles et de la manifestation de leurs actes. , ce qui était jadis formellement interdit. Les consciences et les esprits commencèrent par se défouler créant ainsi un environnement propice à des initiatives porteuses de la part des travailleuses domestiques. Rien ne pouvait être comme avant.
 
SOLIDARITE TOGOLAISE AU LIBAN ( STL)
 
Le 21 janvier 2014, les ressortissants Togolais au Liban dont la majorité sont de sexe féminin, ont créé la Solidarité Togolaise au Liban ayant pour objectifs de rassembler les citoyens Togolais, renforcer leurs relations, de s’entraider entre eux et de défendre leurs intérêts et leurs droits tout en se conformant aux lois du pays d’accueil.
Reconnue par les autorités Libanaises et le Ministère des Affaires Etrangères du Togo, cette association n’a pas attendu avant de se mettre au travail connaissant l’idéal qui a motivé sa création. Les enjeux sont énormes et s’imposer en matière du respect des droits de l’homme comme le Liban, n’est chose facile ni aisée.
 
Après un an d’existence, elle a fait son coup d’essai un coup de maitre. Les lignes ont bougé et la STL est entrain de positionner pour être un cas d’école dans cette région. Elle rend visite aux consœurs de toutes origines en situation difficile et conflictuelle avec les employeurs, négocie avec ces derniers et fait son entrée avec efficacité et prouesse dans les couloirs administratifs et diplomatiques du Liban.
Leurs efforts auraient été plus productifs et probants si le nouveau consul du Togo qui avait été nommé après la démission de Monsieur Georges BOUSTANI, est effectivement au poste et s’occupe des problèmes auxquelles ces domestiques sont confrontées. Pour l’heure, elles ne jouissent que de la diligence du consul du Bénin en attendant que le Consul prenne fonction.
La Solidarité Togolaise au Liban (STL) est constituée de 13 membres dont la présidente est KLUGAN Gentille.
 
LES PAYS DU GOLFE, DESTINATIONS A HAUT RISQUE ET DECONSEILLEES
 
Les maltraitances et les violations abusives des droits des migrants en l’occurrence sont tellement récurrentes et érigées en règle de comportement que ces pays notamment l’Arabie Saoudite, Liban ,Koweit et autres doivent être classés des pays à haut risque et déconseillés . Le mépris constant des dirigeants des pays précités de ne pas se mettre aux engagements et accords internationaux, doit préoccuper et interpeller non seulement le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme mais aussi toutes les autres parties de la terre afin que unis le mal dans les pays du Golfe soit endigué.
 
Quelques témoignages et faits concrets
 
AkkosiwaAfilémi avait quitté le Togo pour trouver un mieux-être ailleurs. Sa destination : le Liban, où elle fût recrutée comme femme de ménage. Mais son expérience tourne vite au drame : retenus sur salaire, maltraitances, violences corporelles…
 
C’est malheureusement le vécu quotidien de beaucoup de filles domestiques . Elles sont victimes d’un réseau mafieux de traite d’êtres humains qui leur ont fait miroiter un travail rémunéré. Malgré de nombreuses plaintes, l’esclavage des domestiques perdure depuis plusieurs années au Liban. Plus de 200 000 domestiques y travailleraient au souvent dans des conditions très difficiles et sans aucune protection légale. Pour le Mouvement Martin Luther KING , la situation des domestiques suscite l’émoi et l’indignation et cela exige des actions urgentes
 
Au Liban, la mauvaise et triste référence, des employées domestiques vivent un enferappelée « kafala », une forme de parrainage obligatoire pour les employées de maison venues de l’étranger autorise de nombreux abus au Liban, voire un esclavage moderne. Des ONG se mobilisent pour le respect des droits fondamentaux de ces femmes. Sans guère de succès jusqu’à présent.
 
« Animal » : tel est le surnom que lui a donné sa patronne à son arrivée au Liban, en février 2013. Pendant dix mois, Julienne, une Togolaise de 36 ans, a vécu un enfer. « Au début, on ne me donnait que du pain, une fois par jour. Au bout de quelques semaines, je n’ai plus eu de pain. Pour manger, je fouillais en cachette dans la poubelle quand la famille avait fini son repas, pour y trouver quelque chose », explique, au bord des larmes, cette ancienne employée de maison à la silhouette chétive. « Quand je suis partie du Togo, je pesais 62 kilos », dit-elle. Elle n’en faisait plus que 32 lorsque l’ONG catholique Caritas, qui vient en aide aux travailleurs migrants au Liban, l’a recueillie en décembre.
 
Selon l’organisation de défense des droits de l’homme HumanRights Watch (HRW), le Liban compterait quelque 200 000 employées de maison venues de l’étranger et travaillant dans des conditions souvent difficiles, à Beyrouth mais également dans des petits villages reculés de la Bekaa, à l’est du pays. D’après NohaRoukoss, responsable de la sensibilisation et de la formation des migrantes chez Caritas, il y aurait en outre 50 000 employées domestiques travaillant sans titre de séjour sur le territoire libanais.
La plupart de ces femmes, qu’elles soient employées légalement ou illégalement, viennent des Philippines, d’Éthiopie, du Sri Lanka ou de Madagascar. Elles ont toutes quitté leur pays et leur famille dans l’espoir d’un avenir meilleur. Un espoir rapidement déçu pour Julienne. Elle a été non seulement privée de nourriture, mais aussi enfermée et battue : « Je n’avais pas le droit de sortir, ni de téléphoner à qui que ce soit. Même à la maison, je n’avais pas le droit de parler au mari ou aux deux enfants de ma patronne qui me battait chaque jour, à la moindre occasion ».
 
Ces abus s’exercent dans le cadre d’une pratique locale appelée kafala, une forme de parrainage qui impose aux employées de maison d’avoir un « sponsor » pour entrer légalement au Liban. Ce « sponsor » – souvent le particulier qui les embauche – est considéré comme le garant de leur statut, y compris en cas de fuite. Les employeurs confisquent donc souvent les passeports des nouvelles recrues, dès leur arrivée, ce qui les expose particulièrement aux risques d’exploitation. Ce parrainage exclut du droit du travail libanais ces employées qui ne bénéficient d’aucune protection légale en cas de problème.
 
Les abus peuvent aller très loin. « Un jour, ma patronne a vu que je mangeais dans la poubelle, alors elle s’est mise à me frapper très violemment », poursuit Julienne, la voix tremblante. Elle évoque aussi « les nuits sans dormir à repasser ou à nettoyer » et cet autre épisode : « J’ai été enfermée dans une pièce noire, sans fenêtre, pendant trois jours, sans eau ni électricité. Quand ma patronne est venue m’ouvrir, elle m’a ordonné de reprendre le travail aussitôt. »
 
La maltraitance que subissent certaines domestiques les pousse parfois jusqu’au suicide. Début avril, à Tyr, une ville côtière du sud du Liban, une employée d’origine éthiopienne s’est jetée d’un balcon du troisième étage.
En 2008 déjà, HumanRights Watch avait répertorié des décès de travailleuses domestiques dans le pays et avait constaté qu’il y avait eu, en moyenne, une mort par semaine attribuable « à des causes non naturelles ».
A force d’être sous-alimentée et maltraitée, Julienne a fini par être très affaiblie. Un matin de novembre 2013, ses employeurs ont décidé de la ramener à l’aéroport. « Ils m’ont dit que je n’étais plus bonne à rien », se souvient-elle. Elle travaillait dans cette famille depuis dix mois mais n’a reçu que deux mois de salaire. Malade, Julienne a erré deux jours à l’aéroport de Beyrouth, dans l’incapacité d’acheter un billet d’avion pour rentrer au Togo. Finalement, le patron de l’agence qui l’avait fait venir au Liban est venu la chercher pour la conduire à l’hôpital, où elle a été soignée pendant quelques jours. A sa sortie, en décembre, elle a été accueillie dans l’un des refuges de Caritas.
 
Au mois de mai, une manifestation de ces travailleuses migrantes a été organisée par huit ONG spécialisées dans la protection de ces femmes, afin de réclamer l’abolition de la kafala et la reconnaissance de leur statut dans la loi libanaise. Ces associations essayent d’alerter les autorités sur le même thème depuis de nombreuses années. Moins de 200 personnes se mobilisent, bon an mal an. Certaines activistes en concluent que « le Liban est un pays qui tolère l’esclavage moderne ».
 
Le cauchemar de Julienne a pris fin. « J’ai récupéré des forces », dit-elle, avec un timide sourire. La justice a été saisie et une enquête est en cours. Julienne garde toutefois des séquelles de son douloureux passé : « Je pleure tous les jours en repensant à ce qui s’est passé, je n’oublierai jamais. » Voilà ce que consiste la vie des travailleuses domestiques dans les pays du Golfe
Comme les autres organisations de défense des droits de l’homme, le Mouvement Martin Luther KING exige l’abolition pure et simple de cette loi Kafala car elle est inique et pernicieuse.
 
APPEL DE LOME
 
A l’occasion de ce 8 mars, Journée Internationale des Femmes, le Mouvement Martin Luther KING –la Voix des Sans Voix , consterné ,indigné et préoccupé par la situation toujours vertigineuse et détériorée des droits des femmes dans le monde en général ,et dans certaines parties en particulier dont le Moyen Orient et l’Afrique ,tient à attirer l’attention des Nations Unies sur l’impérieuse nécessité de faire diligence pour que l’équité genre et l’égalité de sexe ,ne se limitent pas à des paroles mais à des actes concrets et tangibles.
En effet, si l’échantillon retenu dans notre exposé, fait office de considération et de grande portée dans la recherche des voies et moyens pour un univers juste et équitable, il n’en demeure pas moins qu’ailleurs, les choses sont roses. Ceci étant, le monde ne peut exister et jouir de ses vraies valeurs tant que les femmes seront reléguées au rang accessoire dont personne n’en fait guère cas. Il est donc indispensable de mettre au premier plan de toutes les réformes, le droit et la dignité pour la femme, ce qui est compatible à la vérité selon Dieu ‘’ celui qui trouve une femme, trouve du bonheur ‘’. Il va sans dire que les maltraitances, les violences corporelles, les tortures, les interdits et autres formes de traitements nuisibles infligées aux femmes, ne font que priver l’univers de son aisance, de bien-être et de son bonheur. Tous les êtres humains naissent égaux en droit et en dignité et le genre féminin ne doit pas en être exclu.
 
De nos jours ,il serait malhonnête et suicidaire de méconnaitre les efforts que ne ménagent les femmes pour la survie des familles et des ménages voir des collectivités et associées. Pourquoi alors ne pas reconnaitre sa place dans la société dans laquelle d’ailleurs, elle est majoritaire.
Pour le MMLK , c’est de l’injustice et les torts doivent être réparés en vue de redorer l’image des femmes. Il urge que la solidarité internationale soit mise en marche pour mettre fin une fois pour toute aux maltraitances que subissent les travailleuses domestiques au Liban et dans tous les pays du moyen orient en général. Car il est inadmissible que malgré leur forte mobilité et la présence massive d’une forte diaspora à l’étranger, le Liban reste un pays de non droit pour les migrants. Les travailleuses domestiques sont quasiment des esclaves à la solde de leurs patrons qui détiennent leur passeport les privant ainsi de toute possibilité de mobilité. Malgré les plaintes répétées et les engagements pris par l’Etat libanais pour mettre fin à la détention des passeports par les familles d’accueil et à la séquestration des travailleuses domestiques, cette situation demeure préoccupante.
Une fois de plus, les organisations internationales en charge du travail, des migrations et des droits humains, de même que les confédérations syndicales doivent jouer un rôle décisif pour
que le les pays de Moyen Orient respectent les engagements internationaux en matière de droits humains en général et droits des migrants en particulier
 
Le Mouvement Martin Luther KING estime que les travailleuses domestiques eu égard aux taches énormes qu’elles exécutent pour leurs employeurs et les ménages, leur sort devait s’améliorer au fur des temps et répondre en fonction des efforts déployés. C’est ce à quoi l’Appel de Lomé entend s’atteler pour que les pays du soient désormais favorables aux droits de l’homme en général et ceux des travailleuses domestiques en particulier.
Le Mouvement Martin Luther KING rend hommage à toutes ces femmes ordinaires qui se battent et obtiennent des résultats extraordinaires dans des environnements qui leur sont hostiles et les encourages à persévérer pour un avenir radieux et promoteur non seulement au genre féminin mais aussi à l’humanité toute entière.
Pour le MMLK , les droits d’une femme violés ,c’est réduire l’humanité de son bonheur .
 
Conclusion
 
Eu égard à ce tableau sombre où les responsabilités sont partagées dont une remise en cause s’impose individuellement et collectivement, le MMLK –la Voix des Sans Voix souhaite que cette journée soit placée sous le signe de recueillement et de méditation aux fins de sortir du carcan festif et folklorique.
La lutte doit plutôt se poursuivre pour une réelle émancipation des femmes et l’équité entre les genres .
 
Fait à Lomé, le 7 mars 2016
 
 

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