Surpopulation carcérale : 3 morts à la prison d’Atakpamé en une semaine

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Prison civile d’Atakpamé, Togo | Photo : DR
Prison civile d’Atakpamé, Togo | Photo : DR

Une tension règne actuellement à la prison civile d’Atakpamé, le chef-lieu de  la région des Plateaux. Prévue pour 150 détenus, cette prison en abrite à  ce jour 448, une surpopulation carcérale de plus en plus ingérable. Crise par étouffement, propagation de la gale, de la tuberculose et d’autres maladies sont le lot quotidien.

Entre le lundi 9 et le mercredi 11 mars,  trois détenus ont perdu la vie, suscitant la colère des pensionnaires des lieux. La tension est telle que le Procureur de la République près du Tribunal d’Atakpamé a dû se rendre en personne le jeudi 12 mars pour échanger avec les détenus dans l’espoir de les calmer. Il n’a malheureusement apporté aucune solution face à la gravité de la situation. La prison d’Atakpamé,  héritage colonial, ne dispose pas d’infirmerie, de produits pour les premiers soins, encore moins d’ambulance. 

Les éléments de la SAP (Sécurité  de l’Administration pénitentiaire) sont mis à rudes épreuves dans cette situation. Ils sont devenus des secouristes, obligés de voler au secours des prisonniers qui tombent en syncope la nuit.  Une disponibilité à saluer.   Au Togo, les centres de détention ressemblent sont à des goulags où ceux qui ont le malheur de s’y retrouver sont la plupart des cas condamnés. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a recommandé la fermeture pure et simple de la prison civile de Lomé décrite comme un enfer sur terre. Depuis, le gouvernement RPT/ UNIR, plus préoccupé par la fraude électorale, n’a pas encore mis à exécution cette recommandation qui devrait normalement s’étendre à d’autres lieux de détention sur l’ensemble du territoire national. La situation gravissime à la prison civile d’Atakpamé avec son lot de morts et de malades sans soins intervient au moment où le Département d’Etat américain vient de rendre public un rapport accablant sur la violation des droits de l’homme au Togo.

Source : L’Alternative

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