Suspension du processus électorale à la CCIT : Les vrais acteurs d’un feuilleton à « plusieurs inconnus »

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C’est le sujet qui cristallise les attentions, déchaine les passions et nourri les intrigues. Depuis quelques semaines, l’on ne parle que de la  Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) qui prévoyait réglementairement, d’organiser des élections consulaires pour renouveler ses instances dirigeantes fin 2020. Alors que ce processus suivait son cours, certains acteurs ont cru bon devoir ouvrir un autre front. L’objectif est manifestement de jeter du discrédit sur ce qui se fait et créer une crise. C’est ainsi que l’Association Togolaise des Opérateurs Economiques (ATOE) est rentrée dans le jeu. Très vite, des articles de presse foisonnent. La campagne de dénigrement contre les actuels responsables de la chambre fut lancée. Jusque-là, rien d’étonnant. C’est de bonne guerre. A voire la fréquence des articles, l’on ne douterait point des commanditaires. C’est dans ce flou kafkaïen qu’un troisième larron surgit. KODJO ADEDZE, Ministre du Commerce, de l’industrie, du développement du secteur privé et de la Promotion de la Consommation Locale, ancien N° 1 de la douane (le détail est important pour comprendre la suite). Celui-ci a mis les pieds dans les plats en suspendant le processus électoral. Dont acte ! Cette sortie, loin de résoudre le problème, a plutôt rajouté au flou.  Mais à l’évidence, derrière toute cette danse macabre, il y a des personnes qui alimentent la polémique, attisent les tensions… bien sûr pour des intérêts inavoués. Parmi eux, Jonathan Fiawoo… pas surprenant n’est-ce pas ?

WiyaouTchinde, le cache sexe de  Fiawoo

Il est l’un des acteurs de cette nouvelle crise qui se joue actuellement à la  Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Il n’est pas si étranger à ce milieu. S’il en garde un horrible souvenir suite à son départ « précipité » après avoir collectionné des piles de scandales l’ayant même conduit derrière les barreaux,  « Tontonvi », comme on l’appelle affectueusement compte prendre sa revanche. C’est bien légitime. Seulement, il devrait se montrer assez courageux et jouer carte sur table. Mais malin qu’il est, pour ne pas dire qu’il est un excellent joueur des échecs, Jonathan Fiawoo a trouvé un pion sur qui compter. WiyaouTchinde. Au fond, il est plus aisé de faire cogner deux frères de même localité (Kara) resté derrière et en tirer les profits. Pour créer donc un semblant de crise à CCIT, l’ancien président Jonathan Fiawoo a sollicité le service de  l’Association Togolaise des Opérateurs Economiques (ATOE) qui est à l’origine de tout ce capharnaüm aujourd’hui. 

Loin de revenir en détail sur ce différend né de la tentative de faux et usage de faux, dont les preuves sont aujourd’hui indéniables et qui accablent les responsables de l’ATOE, il faut rappeler tout de même qu’en effet, Le 14 août dernier, Germain Meba a, au cours d’une conférence de presse, affirmé que l’ATOE tenterait de violer les règles du jeu démocratique à travers des manipulations, tentative de fraude, faux et usage de faux avant d’ajouter que l’association était inconnue.

Le président de la CCIT accuse cette association d’avoir introduit des demandes groupées de ses membres, au lieu que celles-ci soient faites individuellement par chaque opérateur économique légalement établi.

« Pour être électeur, chaque opérateur économique doit disposer de la carte de ressortissant et être membre de l’assemblée consulaire », avait-il  déclaré. Avant d’ajouter : «  le titre de ‘ ressortissant ‘, s’acquiert à la suite d’une demande individuelle adressée au Président de la CCIT ».

L’ATOE, par le biais de son président M. WiyaouTchinde, dit être victime d’une cabale organisée par le président de la CCIT depuis quelques temps. Elle parle d’acharnement, de calomnies et accusations mensongères de la part de Me Germain Méba. Selon elle, il s’agit d’un abus de pouvoir du président de la CCIT sur les honnêtes opérateurs économiques.

Mais selon des informations de sources concordantes, les affinités entre WiyaouTchinde et Jonathan Fiawoo ne font plus l’ombre de doute. Des rencontres assez suspectes entre les deux personnes sont signalées ici et là. D’ailleurs, certains dans l’entourage des deux personnes ont du mal à garder des secrets. Ça parle, parfois trop !!!

Seulement, ce que les détracteurs de Jonathan Fiawoo soulignent, c’est que ce dernier devrait être assez courageux pour arrêter de jouer au sous-marin. « La vengeance est un plat qui se mange froid. Qu’il ait le courage de sortir la tête de l’eau. S’il a des ambitions, qu’il assume », murmure un des soutiens de l’actuelle équipe dirigeante. Aussi, s’il n’est pas élégant de souligner que ce personnage traine plusieurs « cadavres dans ses placards », il est tout de même honnête de rappeler qu’il est un sinistre personnage qui a été mêlé dans plusieurs dossiers pourris ayant entaché sa crédibilité. Le seul mérite qu’il a peut-être, c’est qu’il est excellent sur les courts de tennis.

ADEDZE ou l’art de jouer à quitte ou double

Il  donné l’impression d’avoir mis fin à la récréation  en signant   le  mercredi 2 septembre, un décret portant suspension du processus électoral consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) jusqu’à nouvel ordre. Déjà la méthode frise la provocation. Selon nos informations, les responsables de la Chambre ont découvert les captures de cet arrêté sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas très gentleman », réplique-t-on à la CCIT.

Avec un peu de recul, l’on a découvert des accointances assez suspectes entre ce ministre, depuis qu’il était à la douane avec certains protagonistes de la crise. D’ailleurs, M. l’évangéliste qui joue aujourd’hui le  monsieur clair, net, irréprochable, est loin de l’être.

Si cette décision vient mettre fin pour le moment à ce conflit, plusieurs interrogations sont à soulever, à cet effet. Est-ce au ministre de tutelle de suspendre le processus électoral ? Qu’est ce qui a motivé le ministre à s’ingérer dans cette affaire et sortir ce décret si les textes qui régissent la CCIT ne le lui permettent pas ?

L’on a du mal à comprendre le management du M.  ADEDZE dans ce dossier et dans bien d’autre d’ailleurs. Celui-là même qu’on cite avec récurrence à la primature montre bien ses limites dans la gestion des dossiers qui paraissent plutôt très simples. Ces derniers temps, on signale des manœuvres de sa part auprès de la primature pour avoir la caution du premier ministre dans son entreprise partisane. Aujourd’hui, au regard de plusieurs éléments évidents, le ministre Adédzé, au lieu d’être au-dessus de la mêlée, a clairement choisi son camp. Il en a d’ailleurs intérêt. Si l’on remonte un peu dans le temps, l’on comprend mieux le jeu des alliances qui se joue actuellement. En effet, à son temps à la tête de la douane, il y avait une relation privilégiée entre lui et le président d’alors Jonathan Fiawoo ce qui favorisait la gestion de certains fonds… suivez notre regard.

Tout ceci explique bien évidemment l’abus de pouvoir du ministre dans ce dossier qui joue sur ses relations privilégiées à la présidence de la République pour troubler davantage le jeu au lieu d’être, dans une moindre mesure l’arbitre.  Aussi, comme M. Méba a fermé certaines vannes, c’est l’occasion de lui régler les comptes. « Ce qu’on demande, c’est que les choses se passent dans les règles de l’art. Laissons les électeurs décidés. Si le bilan de l’actuel président n’est pas satisfaisant, ils décideront. Si les électeurs jugent que c’est éloquent, ils jugeront encore. Mais ces manouvres pour semer le désordre ne sont pas saines. Nous avons du travail. Avec le chef de l’Etat qui a une vision pour ce pays, avec le PND qui nous mobilise tous, nous n’avons pas droit à l’erreur. Le temps n’est pas à ces petits coups bas. Il faut que chacun revienne à de meilleurs sentiments. Les gens ont fait des choses répréhensibles et délictuelles. Si nous voulons sortir des choses, certains se retrouveront derrière les barreaux mais c’est eux qui s’agitent aujourd’hui pour faire passer les autres pour des faux. Or, ce n’est pas le cas. Que les gens se ressaisissent pour qu’ensemble, nous travaillions pour porter la vision des plus hautes autorités du pays », invite un cadre de la chambre.

Outre Jonathan Fiawoo et le ministre le ministre Adédzé, d’autres personnes se cachent derrière les rideaux pour manipuler les choses. Dans nos prochaines publications, l’opinion va les découvrir.

Nous y reviendrons !!!

La Rédaction

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