Accueil TOGO ACTUALITÉ POLITIQUE Taama : Il n’y a ni ‘dictateur sanguinaire’ ni ‘jihadiste’ au Togo

Taama : Il n’y a ni ‘dictateur sanguinaire’ ni ‘jihadiste’ au Togo

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La question de l’assimilation du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam au jihadisme intéresse tous les acteurs politiques togolais. Le président du Nouvel engagement togolais (NET, opposition), Gerry Komandéga Taama, invité sur la radio Victoire FM ce jeudi, préfère trancher la poire en deux.
Pour lui, autant le PNP, parti membre de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition qui draine depuis cinq (5) mois les Togolais dans les rues pour la cause des réformes politiques, n’est pas jihadiste, autant le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, considéré par une partie de l’opposition comme un ‘dictateur sanguinaire’, n’en est pas un.
« Cette manière qui consiste à taxer celui-ci de jihadiste et l’autre de dictateur sanguinaire, procède plus d’une sorte de communication politique. C’est toujours bien en politique de donner un habillage à son adversaire », a-t-il ajouté.
Pour prouver que le parti de Tikpi Atchadam n’est pas jihadiste, l’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT) se targue de deux arguments. Parlant des manifestations de rues, le leader du NET estime qu’aucun jihadiste au monde n’aimerait voir sa femme participer à ces genres de manifestations, au risque de la prendre pour une infidèle. L’autre raison, selon celui qui, à un moment donné, a marché aux côtés de ses pairs de la coalition des 14 dans les rues de Lomé pour réclamer les réformes, aucun militant du PNP n’a pas essayé d’amener un autre militant à sa religion. Ce qui, selon lui, est le propre des jihadistes.
A en croire Gerry Taama, l’habillage de ‘dictateur sanguinaire’ qu’on semble donner au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, ne lui convie pas et le régime togolais ne saurait être considéré comme une dictature non plus.
Au Togo, poursuit-il, il y a plutôt une ‘oligarchie’ où une minorité a confisqué le pouvoir et manipule les institutions de la République pour rester au pouvoir.
Pour corroborer cet argument, le candidat malheureux à la présidence d’avril 2015 rappelle qu’au Togo, contrairement à une dictature, les libertés d’opinion, d’expression, de religion sont consacrées et le délit de presse est complètement inexistant.
source : Global actu

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