Après Cotonou, Ouagadougou et Accra, Lomé abrite depuis ce jeudi 18 avril 2019 une rencontre de la plateforme de concertation de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée dans la sous-région. Elle regroupe les Chefs des services de renseignement, des forces de défense et de sécurité de sept (7) États de l’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo).

En effet, les Chefs d’État de la sous-région ont décidé en février 2019, à Accra de mettre sur pied un système de déploiement simultané des forces de défense et de sécurité sur les frontières communes en vue de lutter plus efficacement contre le terrorisme et la criminalité.

C’est dans cette logique que la rencontre de Lomé a lieu. Elle permettra aux responsables en charge de la Sécurité de ces différents États de faire le point sur la planification du déploiement au niveau de chaque pays afin de procéder à l’adoption consensuelle d’une stratégie de déploiement.

« Il est tout à fait normal que nous conjuguons nos efforts pour essayer d’arriver à bout du phénomène terroriste. D’abord le fait d’être ensemble, nous donne une première réussite qui est l’échange d’informations parce que le phénomène ne se crée par en un seul point et ne regroupe pas des individus d’une seule nationalité. Aujourd’hui toute l’Afrique, surtout le sud du Sahara est embrasée donc il va de soi que nous aussi au niveau des États nous développons un même esprit et de nous mettre ensemble pour lutter contre le terrorisme et c’est cette synergie qui va nous permettre de réussir », a laissé entende le Chef d’Escadron du Mali, Abdoulaye Modibo Sao.

Présent à l’ouverture des travaux, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Gal Yark Damehane n’a pas manqué de souligner les efforts déjà engagés par le Togo en matière de lutte contre la criminalité.

« La présence de tous permettra à notre initiative de renforcer la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent par l’échange directe et en temps réel de renseignements. (…) Notre pays pour sa part, s’est pleinement inscrit dans cet esprit et a procédé au déploiement de ses forces sur sa frontière nord avec le Burkina Faso. Ce déploiement nous a déjà permis d’opérer plus d’une quarantaine d’interpellations, dont une vingtaine était recherchée par le Burkina Faso. Cet exemple parmi tant d’autres montre la nécessité et de l’importance de ce dispositif », a-t-il indiqué.
 
Raphaël A.
 
source : afreepress
 

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