Togo : Améla et Kaboua décrètent la ‘mort’ du dialogue et penchent pour les élections

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Un nouveau regroupement politique vient de voir le jour au Togo. Le Groupe des républicains et écologistes du Togo (GRET) présenté à la presse ce mardi à Lomé, est composé du Front national (FN) de Didier Améla, du Mouvement des républicains centristes (MRC) d’Abbas Kaboua et de quatre (4) autres partis politiques non connus par le grand public.

Il s’agit du PEP, du PRPS, du PUDES et du PTJ. Présidé par l’ancien ‘membre fondateur’ de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, le GRET dit porté en lui l’espoir des Togolais « épris de paix et de solidarité ».

Pour Didier Améla, le patron de cette nouvelle coalition, le dialogue inter-togolais ouvert le 19 février dernier, est mort avant même d’être né du fait de la radicalisation des positions des deux protagonistes que sont le pouvoir de Faure Gnassingbé et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

« Cette rencontre qui est l’espoir des Togolais, s’est vu évaporé en un laps de temps. Les Togolais vivent dans l’inquiétude et se posent des questions sur l’avenir. L’horizon semble obscur avec la hantise d’une impasse qui plongera le pays dans un gouffre si rien n’est fait », a déclaré M. Améla.

Le dialogue inter-togolais étant fini, souligne-t-on au GRET, les acteurs politiques doivent se préparer pour aller aux élections. Pour l’ancien collaborateur de Jean-Pierre Fabre, il n’y a pas d’autre issue que les élections.

« La seule constante dans une République, ce sont les élections. Si nous n’avons pas des élections, nous vivons dans un autre système. Quel que soit ce qui va arriver, il faut des élections. Maintenant, s’il faut retoucher les textes, je pense c’est légitime aussi », a indiqué le président du FN qui propose à la place du dialogue, une « négociation ».

« Il s’agit d’expliquer à tous les protagonistes que les filles et fils d’un même pays peuvent s’entendre et régler leurs problèmes en mettant de côté les ambitions et les intérêts personnels », a-t-il précisé.

Il est appuyé par M. Kaboua qui visiblement, sait la décision que prendra la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dans ses prochaines recommandations concernant le Togo. Pour Abbas Kaboua, il est clair que la communauté ne va rien faire d’autre que de dire aux acteurs politiques d’aller aux élections pour mettre un terme à la crise politique.

« Nous allons directement aux élections et il faut faire avec les lois de la République », a-t-il relevé.

 
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