Togo, Complexe Scolaire Sainte Catherine : Les dérives de son fondateur exposées au grand jour

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Complexe Scolaire Sainte Catherine | Archives : Fraternité
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Complexe Scolaire Sainte Catherine | Archives : Fraternité

Aujourd’hui c’est la rentrée. Après près de deux mois de vacances, les élèves reprennent le chemin de l’école. Mais quelque part à Kpogan et plus précisément au quartier Azitigomé à l’est de Lomé, c’est bien le début du calvaire des populations. Pour cause. Complexe Scolaire Sainte Catherine. En même temps que ce complexe a contribué à la formation de plusieurs enfants du milieu, le niveau des bâtiments qui abritent cet établissement indispose gravement les riverains.

« Ce sont des bâtiments de quatre et trois niveaux. Or, la plupart des constructions dans les alentours sont de simples maisons d’habitation. Nous souffrons beaucoup. Nous n’avons plus d’intimité à la maison. Depuis notre toilette pour nous qui n’avons pas les moyens de la couvrir, les élèves nous regardent à partir de l’étage. Quand on va se doucher ou faire les besoins, c’est compliqué », s’est plaint un riverain.

Malgré tout, les riverains n’ont pas le choix et font avec. Mais au même moment, le Fondateur de cette école Messan Asri Maurice livre une guerre sans merci avec Veuve Yovo-Sape Ablavi Bernadette. Revendeuse d’ «Akpama » (peau de bœuf), cette dame, veuve de son état est trainée dans les commissariat et gendarmerie par le Fondateur du Complexe Sainte Catherine qui l’accuse de polluer son école avec la fumée de ses activités.

Pas plus tard que le vendredi 13 septembre dernier, il a de nouveau convoqué la pauvre dame à la Gendarmerie de Kpogan à ce sujet. Selon nos informations, Veuve Yovo-Sape qui a perdu son mari depuis trois ans, a fait savoir au fondateur que c’est sa seule activité pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants à sa charge. Elle n’a pas les moyens pour déplacer son commerce de son domicile surtout que le service d’hygiène l’a visité et n’a trouvé aucun inconvénient.

Elle aurait même proposé même, au cas échéant, que le fondateur l’aide pour s’installer au bord du fleuve Zio, non loin de son domicile. Une proposition balayée du revers de main. « Momo (Maurice Messan) nous fatigue dans ce quartier avec cette affaire d’Akpama. Surtout le cas de la veuve nous fait pitié. Son école nous dérange jusque dans nos chambres, on ne dit rien.

Mais lui veut chasser tout le monde juste pour faire avancer son école. Partout où il passe, il met l’argent devant. C’est dommage » s’est emportée une dame rencontrée non loin de l’école. Joint par la Rédaction, le Fondateur Maurice Messan souhaite nous rencontrer avant de se prononcer. «Tout le monde peut appeler au nom d’un journal. Je ne peux pas vous parler au téléphone. Si on se voit, c’est mieux ». Il importe qu’une solution soit trouvée pour éviter les tracasseries auxquelles la pauvre dame est confrontée.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur

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