Togo-COVID-19: les infirmiers des équipes d’intervention rapide menacent

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CHR Lomé Commune | Archives : DR

Le Togo risque de connaître des lendemains sombres. En effet, les infirmiers mobilisés pour faire face à la crise de COVID-19 notamment dans les districts sanitaires de Lomé Commune sont mécontents. ils dénoncent le non respect des engagements pris par l’autorité à leur égard. Il menacent d’entrer en mouvement si une solution rapide n’est pas trouvée à leur situation. Déjà, les équipes ont élaboré une pétition dont nous avons eue copie.

PETITION DES EQUIPES D’INTERVENTION RAPIDE (EIR) DE COVID-19 DES DISTRICTS SANITAIRES DE LA REGION LOME COMMUNE

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19 au Togo, tout le personnel médical de toutes les structures sanitaires s’est mobilisé de diverses manières dans la gestion de cette crise sanitaire. C’est ainsi que des équipes ont été constituées dans les districts sanitaires notamment ceux de la Région Lomé Commune dont les attributions sont les suivantes :

  • Recenser les cas suspects à travers les appels téléphoniques au numéro vert, en consultation dans les formations sanitaires et ceux relevés par les équipes de suivi des voyageurs,
  • Investiguer ces cas suspects,
  • Prélever les cas suspects validés et ensuite convoyer les échantillons au laboratoire national (INH).
  • Elaborer et envoyer les rapports quotidiens à la hiérarchie

Il faut signaler que les EIR assurent la permanence et la garde pour la continuité des services et que certains membres des équipes par précaution ont abandonné leurs familles depuis le début de cette activité au moment où les autres transportent ce risque dans leurs maisons.

Depuis quatre (04) semaines que les équipes sont impliquées dans cette activité sans mesures d’accompagnement, le budget élaboré par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique proposerait un payement d’une prime de quinze mille francs (15 000f) par personne par garde ce qui équivaut à cinq mille franc (5 000f) par jour.

Cette prime de 5 000f proposée par l’autorité est largement en deçà du traitement réservé au personnel du centre de prise en charge qui est motivé à quarante mille francs (40 000f) par jour. Cette disparité observée dans le traitement des deux types de personnel alors que le risque couru est le même dénote du mépris et de l’ingratitude de l’autorité envers le personnel de santé des EIR qui est en première ligne au front dans la lutte contre cette pandémie.

Devant cette situation, les EIR des districts sanitaires impliquées dans la lutte contre cette pandémie manifestent leur mécontentement face au traitement dérisoire qui leur est réservées jusqu’ici et réclament la même prime que leurs collègues du centre de prise en charge sous peine d’arrêt pure et simple des activités si aucune solution n’est trouvée d’ici le 15 avril 2020.

Les EIR restent déterminées pour trouver une issue rapide à cette situation.

Fait à Lomé le 12 avril 2020

Les rapporteurs

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