Les « prof. » de l’Université de Lomé Dodzi Kokoroko (g) et Adama Kpodar, et une certificat d’inscription en thèse falsifié | Infog : La Gazette du Togo


L’Université de Lomé (UL) traverse une grande zone de turbulence depuis un moment. Ses premiers responsables sont convaincus de fraude et de manipulation par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une des plus importantes institutions africaines pour l’enseignement supérieur. 

En effet, le Comité d’Ethique et de Déontologie du CAMES comme nous l’écrivions la dernière fois, s’est réuni à Ouagadougou du 16 au 18 avril 2019. Dans la foulée, cinq (5) responsables des universités du Togo et du Bénin ont été convoqués en procédure disciplinaire afin qu’ils s’expliquent sur les allégations de fraude portées à leur encontre. Entre autres responsables togolais cités, il faut retenir le nom des sieurs Dodji KOKOROKO et Adama KPODARSALAMI, MELEDJE et Mme GNAMOU, quant à eux sont du Bénin.

A en croire les indiscrétions, ces personnes précitées, ont été invitées à se rendre à Ouagadougou pour affaire les concernant. Le CAMES à cet effet, a mis à leur disposition des billets d’avion et des frais de mission pour leur permettre de séjourner à Ouagadougou dans de bonnes conditions. Le chronogramme établi, devait permettre d’écouter les plaignants et leurs témoins puis de donner la parole aux mis en cause pour leur défense.

De nos sources, nous retenons que tous les mis en cause ont exigé d’être entendus ensemble. On comprend que, pour eux, l’enjeu était d’éviter de se contredire lors d’auditions séparées. Après une brève hésitation, le comité accepta. Mais les preuves étalées étaient suffisamment claires. Ainsi, tous les 5 ont été admis dans la salle et ont écouté l’énoncé des accusations. Au vu des preuves, les mis en cause, tous les 5 d’ailleurs, ont refusé de prendre la parole devant le comité. Résultat : il est clair que devant les preuves accablantes portées par l’accusation, il n’y avait pas grand-chose à redire.

Mais le hic dans cette affaire et qui gêne d’ailleurs, c’est qu’on sait aujourd’hui que ces responsables se servent de l’institution universitaire pour régler des comptes à ceux qu’ils pensent qu’ils sont leurs « adversaires » tout en favorisant leurs « amis ».

Les faits sont têtus : Le mort saisit le vif

Des investigations menées de bout en bout nous ont permises de comprendre que l’Université de Lomé a fait de Mme GNAMOU, co-directeur de deux thèses initiées en 2008 et 2010 alors qu’elle n’avait pas le grade académique à cette époque indiquée pour assurer la co-direction de thèse. Lorsque l’affaire a éclaté, des sources proches du dossier nous ont révélées qu’un quidam s’est arrangé pour que les certificats d’inscription en thèse de 2008 et 2010 en cause, disparaissent de la base de données à la scolarité de l’UL.

En lieu et place de ces certificats d’inscription en thèse, on a fait produire par le secrétariat général de la présidence de l’UL, contre toute attente, un faux certificat d’inscription en thèse en changeant la période d’inscription afin que celle-ci coïncide désormais avec le statut académique de Mme GNAMOU.

Cet acte d’un grand banditisme enfonce plus encore la présidence de l’ULdans la magouille sans qu’elle ne se rende compte puisque nombreux sont ces personnes qui savent très bien que le document produit est un faux et que les choses ne se passent pas ainsi. De tels documents administratifs, à en croire nos sources, ne sont produits exclusivement que par le service de scolarité et jamais par la présidence de l’UL. Le mort saisit le vif. Pis encore, ces documents portent toujours l’en-tête de l’institution. Mais dans le cas d’espèce, l’entête n’y figure pas (Voir document sur l’image). Ce n’est que du faux !!!

Alors, que la nouvelle secrétaire générale de l’Université de Lomé accepte de produire de faux documents, sans l’en-tête de l’institution et d’apposer ensuite sa signature afin de couvrir une grosse magouille quelle seule sait pourquoi elle a accepté une telle compromission, est une chose immonde les retombées la rattraperont d’ici là. Mais qu’on fasse disparaître ensuite des documents administratifs pour couvrir une grosse magouille en est une autre.

Somme toute, que le nom de l’Université de Lomé soit autant traîné dans la boue, au plan africain, par ses premiers responsables est inadmissible. Ce qui sûr de toutes les façons est que le conseil des ministres du CAMES prendra une décision en juin prochain quant aux sanctions méritées. Mais bien avant cette date, le Togo se doit de prendre des décisions fortes afin de redorer le blason de son institution universitaire.

Il est inadmissible que l’image d’un tel lieu communément appelé « Temple du Savoir » soit galvaudée ou ternie par ses responsables qui, au lieu d’être de bons exemples à suivre se versent dans des magouilles et compromissions qui ne présagent pas un avenir radieux pour les générations futures.

Il est aussi temps que les universitaires eux-mêmes sortent de leur mutisme pour défendre leur institution. Briller par leur silence face à de telles magouilles perpétrées par les premiers responsables dont la probité est définitivement entachée est inadmissible au regard des faits posés par les personnes mises en cause. Dans un Etat normal où les autorités ont une probité morale conséquente, ces genres d’actes doivent être sévèrement punis.

Ce qui veut que les personnes ne peuvent plus incarner les valeurs de ce « Temple de Savoir ». Il y va aussi de la crédibilité et de l’honneur de notre pays. Vivement que la plus haute autorité de l’Etat qui a eu le privilège de nommer à ces hauts postes de responsabilité ces personnes mises en cause prenne ses responsabilités vis-à-vis du peuple souverain en général et celui des universitaires en particulier pour que le nom du Togo ne soit plus trainé dans la boue partout dans le monde.

Magouilles, quand tu nous tiens !!!

Affaire à suivre

 
Source : La Gazette du Togo
 

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