Togo : Dites-nous, est-ce qu’il existe quelqu’un « à Togo ici » qui parlera en bien de Yawovi Agboyibo ?


Les Togolais connaissent Agboyibo l’avocat, l’ancien défenseur des droits de l’Homme, le « président fondateur » du parti des déshérités…On le connaît aussi sous l’angle des mythes.
 
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Pendant les années 90, il se racontait que le gars marchait les pieds nus, ne se coiffait jamais et avait des pouvoirs de disparaitre (sans cérémonie au cimetière de Kamalodo, comme les pyromanes des grands-marchés à en croire l’Inspecteur Yarko). Mais on ne le « savaissait » pas aussi noir dans la tête. Chaque jour que Jah Rasta Farah fait, quelqu’un vient le dézinguer.
 
Vraiment, à quelque chose malheur est bon. La crise qu’il a créée avec sa gloutonnerie et ses ambitions de revenir manger « prégodent » offre l’occase aux gens de le dénuder proprement. Au départ, c’est James Bond, que dis-je, Dr James Amaglo qu’il avait cité comme lui avoir demandé de revenir à la tête du parti « cantonalo-préfectoral » pour lui insuffler une nouvelle dynamique qui l’a mis « gogoligo », l’a dénudé publiquement et complètement. Après, c’est son « coépoux » (sic) Dodzi Apévon qui est allé de ses coups de boutoir. Entre-temps un cadre du parti qui était de ses irréductibles, ceux-là qui aimaient dire « Maitre ntoyébé » (c’est Maitre lui-même qui a dit) qui a sorti des secrets sur la place publique, notamment pourquoi il n’avait pas fait faire les réformes. Ce mercredi, c’est Fo Nico qui, fâché par les « agboyiboseries », a cassé la baraque.
 
Dites-nous, est-ce qu’il existe quelqu’un « à Togo ici » qui parlera en bien de Yawovi Agboyibo ? La question peut énerver ses inconditionnels à qui il a bourré le crâne avec des vérités mensongères et qui continuent de le croire. Mais manifestement, il n’en existe pas. Parlant de la couleur de sa peau, le gars est « yibo » (noir) ; mais cela ne suffit pas. Dans sa tête, il est plus « yibo ». Tout porte à croire que c’est en connaissance de cause que le nom-là lui est donné avec l’adjectif de couleur « yibo » (noir) à la fin.
 
Au finish, il faudra qu’on arrête vite l’hémorragie, parce à l’allure où vont les choses, les gens risquent de le tuer avec des révélations pas trop cool. Dans son interview de retour de Genève, Apégnon annonçait aussi des secrets. Pour cela, on fait appel à Monseigneur Barrigah pour qu’il intervienne le plus tôt possible et prévienne le déballage.
 
source : Liberté
 

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