Togo, Impunité : Un élève gendarme abat 2 personnes et blesse plusieurs autres à Lomé.

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Bignang K., c’est le nom du jeune élève gendarme qui a ouvert le feu sur des citoyens faisant 2 morts, dont un sur-place et l’autre au cours de l’opération chirurgicale au cours de laquelle les médecins tentaient de lui extraire la balle. L’acte odieux a aussi fait des blessés par balles qui ont été évacués d’urgence au CHU-SO. Tout ceci se passait dans la nuit du 10 au 11 avril 2019 dans la capitale togolaise Lomé, sur le boulevard de la Kara, non loin de l’ambassade du Sénégal au Togo.

Aucune information des autorités togolaises, ni du directeur de la gendarmerie dont relève le jeune gendarme et non plus du ministre de la sécurité. Ce qui fait que jusqu’à présent, l’on ignore les vraies raisons qui ont poussé ce jeune élève gendarme à agir de la sorte. Toutefois, selon nos investigations, ce dernier était de garde à la BIA au niveau de Ramco avec le Ga Gnadjro K. qui était son chef de poste. Les témoins racontent que le jeune élève gendarme a été maîtrisé par les militaires dépêchés sur les lieux pour éviter que bilan ne s’alourdisse.

Une équipe de la rédaction de «La Gazette du Togo» s’est donc transportée tôt ce matin au CHU-SO pour s’enquérir des nouvelles des blessés évacués. Elle a donc rencontré à la petite chirurgie où sont soignés ces blessés quelques-uns.

A en croire les sources hospitalières, la hiérarchie de la gendarmerie nationale a envoyé une délégation d’officiers au CHU–SO pour s’enchérir des informations et assister ces derniers. Un jeune médecin gendarme coordonne d’ailleurs les choses, en liaison directe avec ses supérieurs.

L’équipe de «La Gazette du Togo » a pu rencontrer au moins trois (3) blessés dont une jeune dame qui visiblement traumatisée, n’arrive plus à bien raisonné et agi comme une surmenée.

Moïse, un jeune garçon de la trentaine, a reçu un coup de crosse sur la tête comme le témoigne cette photo. Il doit être suturé à la tête. La dernière blessée, Afiwa PASSAH, 38 ans, est restauratrice dans la cafétéria proche de l’endroit où le jeune gendarme était en poste. Elle aussi reçu de balles à la figure et à l’épaule comme le témoigne sa photo bandée au visage.

Deux autres blessés légèrement ont été soignés et ont regagné leurs maisons, à en croire les médecins.

Une enquête doit-être pour situer les responsabilités et informer l’opinion sur les vraies raisons qui ont motivé le jeune élève gendarme à poser cet acte.

Mais qui connait bien les autorités sécuritaires du Togo, il ne faut pas s’attendre à grand-chose puisque des enquêtes ont été ouvertes pour des faits qui ont coûté la vie aux pauvres citoyens antérieurement et aucune suite n’a été donnée jusqu’alors. Jusqu’à quand alors ?

«Instabilité psychique brutale »???

Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane, qui a confirmé les faits dans un communiqué, l’élève gendarme tueur Bignang K. souffrirait « d’une instabilité psychique brutale » et il fait actuellement objet d’«une mesure d’isolement et suivi médical »

A suivre…

Idelphonse Akpaki

 
Source : La Gazette du Togo
 

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