Togo : Jean-Pierre Fabre ne lâche plus Faure Gnassingbé


jpf

A un an de l’élection présidentielle de 2015, la question des réformes constitutionnelle et institutionnelle meuble à nouveau l’actualité politique.

Non satisfait par la réponse qui lui a été faite par le Président de la République, Jean-Pierre Fabre revient à la charge.

Selon certaines indiscrétions, le Chef de file de l’opposition togolaise vient d’écrire à nouveau à Faure Gnassingbé, pour demander à le rencontrer en vue d’échanger sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles attendues par les Togolais.

En fin de semaine passée, le Chef de l’Etat saisi par une précédente lettre du président de l’Alliance nationale pour le Changement (Anc), a renvoyé ce dernier à l’Assemblée nationale pour débattre des réformes. Plusieurs responsables de partis de l’opposition avaient fustigé à travers cette approche, un refus de Faure Gnassingbé d’opérer les réformes.

L’Union pour la république (Unir) dispose d’une écrasante majorité à l’Assemblée nationale (62 sièges sur 91). L’Accord politique global (Apg) signé en août 2006 et qui prévoie les réformes, préconise un dialogue au sein d’un cadre, en vue de dégager des consensus autour des réformes avant le vote de l’Assemblée nationale.

En écrivant au Chef de l’Etat, Jean-Pierre Fabre entend se prévaloir du statut de Chef de file de l’opposition, mais en réponse Faure Gnassingbé lui a répondu en sa qualité de président de l’Anc. Cette seconde correspondance adressée au Chef de l’Etat par Jean-Pierre Fabre peut être indicative d’une stratégie visant à clarifier cette question, au-delà de l’enjeu des réformes.

Faure Gnassingbé semble continuer par voire en la personne de Gilchrist Olympio, le Chef de file de l’opposition.

La loi accorde au leader du parti d’opposition ayant recueilli le plus de suffrages à l’issue des élections, le statut de Chef de file de l’opposition. L’Anc est le parti qui vient en second après l’Unir de Faure Gnassingbé, à l’issue des élections législatives.

Jean-Pierre Fabre est donc logiquement le Chef de file de l’opposition. Mais les autres leaders notamment ceux de la Coalition Arc-en-ciel, critiquent ses initiatives cavalières prises à ce titre pour revendiquer les réformes. Ils auraient préféré des consultations en vue de garantir une union de l’opposition autour de cette exigence.

La principale question de fond en ce qui concerne les réformes, est le retour à la limitation du mandat présidentiel et son application immédiate ou différée.

Une problématique qui conditionne une éventuelle candidature de Faure Gnassingbé, qui est dans son deuxième mandat présidentiel.

 
koaci
 

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