Togo – Jusqu’à quand durera la résistance de Faure et de ses obscurs conseillers? : Bawara en mission secrète en France, auprès de l’UE et dans la diaspora

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En décembre dernier, c’est difficilement que le gouvernement a réussi à payer les salaires des fonctionnaires et grâce au secours de certaines institutions financières de la place. Pendant que les enseignants maintiennent la pression sur le pouvoir pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail tout comme les agents de santé, Faure Gnassingbé qui est conscient de son impopularité, joue à la montre avec l’espoir de parvenir à anéantir la détermination des leaders de l’opposition, de la société civile et celle du peuple souverain, en s’achetant à coup de dizaines de milliards de francs CFA le soutien de quelques consciences légères tant en France, au sein de l’Union Européenne que dans la diaspora togolaise. Et c’est pour cela que le ministre Gilbert Bawara a été dépêché il y a quelques jours en mission en Occident.
Faure Gnassingbé que les dernières prophéties révélées sur sa fin de règne par des prophètes, étrangers qui n’ont rien à voir avec notre pays sur sa fin de règne prochaine, ne semble pas émouvoir, espérant sans doute que ses militaires sur lesquels il a toujours compté pour lui avoir fait allégeance en 2005, retourneront leurs armes contre Dieu et le tueront, si jamais il devrait décider de sa fin de règne contre sa volonté propre, veut jouer au chrono. Mais jusqu’à quand ? Y parviendra-t-il dans cette période d’exaspération où d’anciens chefs d’Etat dépassés par la prise en otage de tout un peuple par une famille dans cet espace ouest africain et dès le début, se sont ouvertement prononcés contre le régime en place, constatant sûrement que le clan Gnassingbé en fait de trop ?
On attend de voir car dans toute la Communauté ouest-africaine et sur les quinze Etats qui la composent, le Togo demeure l’unique curiosité avec une curieuse soif morbide du pouvoir qui le pousse sans honneur à mettre les pieds dans les plats à la manière de gens sans foi ni loi et à toutes les occasions. La grande curiosité, disons-nous, provient de ce que le Togo est le principal initiateur de cette communauté qui a vu le jour en 1975. Et pourtant contre toute attente, ce sont justement les dirigeants du Togo, pays qui a conçu un tel regroupement, qui s’illustrent par tant d’incongruités et d’énormités. Au lieu que leur pays serve d’exemple aux autres, c’est à tout le contraire qu’on assiste avec des violations massives des droits de l’homme, l’irrespect de la constitution, la mise en coupe réglée de toutes les institutions de la République et pire, l’utilisation de la justice à des fins de règlement de comptes pour n’en citer que ça. Pendant ce temps, ils font croire à la communauté internationale qu’on est en démocratie au Togo.
L’objectif visé par le pouvoir en envoyant Gilbert Bawara dans cette mission n’est autre que de parvenir à obtenir le soutien d’Emmanuel Macron en France par tous les moyens à la manière de Manuel Vals peu avant la présidentielle française, reparti du Togo, avait-on dénoncé, avec une mallette de cinq milliards de francs CFA pour sa campagne lors des préliminaires. Ce que le pouvoir n’avait pas été capable de démentir pas même une seule fois. Il s’agit également de manipuler la communauté internationale, notamment l’UE en l’amenant à se la boucler de telle sorte qu’elle n’apporte pas ou retire son soutien à la Coalition de l’opposition. Pour ce faire, les ressources financières de l’Etat qui devraient servir à régler les multiples problèmes des populations et des travailleurs togolais réduits délibérément à la misère, auraient été convoyées très récemment vers l’extérieur à des fins de corruption. Il s’agit par ailleurs d’identifier au sein de la diaspora qui mène la fronde contre le pouvoir en Europe et aux Etats-unis, les personnes influentes et les amener à refroidir leurs ardeurs ou à se désolidariser des manifestations contre le pouvoir qui mettent très mal à l’aise Faure Gnassingbé et ses amis.
Au sein du pouvoir RPT/ UNIR par rapport au montant réel de la manne mobilisée par Faure Gnassingbé et ses conseillers pour faire les yeux doux aux hommes supposés aux mœurs légères identifiés en France, au sein de l’UE comme de la diaspora, par rapport à la mission confiée au sieur Bawara, certains parlent de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. De toutes les façons, le régime Gnassingbé du père au fils est coutumier de ce genre de pratique. Il est surprenant qu’en dépit de la dette togolaise évaluée à 2262 milliards de francs CFA en 2017, la dilapidation des fonds publics n’en continue pas moins pour l’achat des consciences au lieu que Faure se résolve à faire la volonté du peuple et sortir par la grande porte.
Il est évident que pour s’accrocher ad vitam aeternam au pouvoir, dans le camp d’en face, nul sacrifice n’est de trop. C’est ainsi qu’un plan conçu par un dignitaire du régime décédé récemment, consisterait à acquérir dans chacune de nos préfectures vingt mille hectares de terre pour y installer progressivement certaines communautés entre autres pour des visées électoralistes. Où est aujourd’hui le concepteur d’un tel plan ? Autant de choses qui devraient normalement conjurer la sagesse des fils de ce pays et savoir que tous les Togolais sont des frères appelés à mettre leurs ego de côté et travailler ardemment au bien et au relèvement de notre or de l’humanité.
Pour Faure Gnassingbé et ceux qui au sein de l’armée profitent de son règne pour saigner le pays à blanc avec toutes sortes de crimes économiques, tous les moyens sont bons pour perpétuer le maintien de l’actuel locataire de Lomé2 à la tête du pays. La stratégie d’achat des consciences au niveau de la France semble payer puisque depuis quelque temps, apprend-on l’esprit du président Macron qu’on a commencé à formater depuis peu, s’est reconverti et le président français ne serait plus prêt à voir partir Faure dans l’immédiat mais il insiste sur l’amélioration du cadre électoral pour que les élections soient « transparentes » et que tout le monde aille aux élections pour permettre au peuple de décider. Et pour lui, et selon ses propres termes, si les autres sont populaires (entendez l’opposition), ils n’ont qu’à aller démontrer leur popularité dans les urnes. On ne peut que sourire si Macron parle d’élections transparentes au Togo comme s’il vient de naître et ignore tout du fonctionnement du pouvoir RPT/ UNIR.
Il faut l’avouer, la mobilisation de la diaspora telle qu’on l’a vue jusqu’à l’arrivée de l’hiver, embête énormément les autorités togolaises. Il s’agit ici pour nous dans cette tribune d’une part, d’appeler les Togolais de la diaspora à tenir bon et à démontrer à la minorité pilleuse du peuple que ce pour quoi ils se sont levés comme un seul homme vaut plus que tout l’or du monde, et d’autre part, de lancer un pressant appel à nos compatriotes vivant tant en Afrique, en Europe qu’aux USA de ne pas se laisser distraire, si éventuellement il leur arrivait de remarquer que des individus sans honneur venaient à vendre leur âme au diable. Comme le disait quelqu’un, un coup isolé n’arrête jamais le combat. Par ailleurs si d’aventure dans les prochains jours, les Togolais remarquaient une attitude de l’UE qui n’arrange pas la lutte du peuple, il n’y aura pas à être surpris. Cela signifie que Gilbert Bawara est passé par là. Mais il faut espérer que le bon sens dans l’état actuel des revendications du peuple pourrait aider des gens à ne pas ressembler à un personnage de sinistre réputation comme Louis Michel suffisamment connu des Togolais.
Selon un analyste politique qui connaît les méthodes au Togo, RPT/UNIR voudrait aller à un référendum avec ce qui avait été concocté à l’Assemblée nationale par rapport aux réformes il y a quelques mois et qui avait suscité le tollé des députés de l’opposition et la réprobation de la population qui s’est depuis mobilisée pour que ce référendum n’ait jamais lieu. Car dans la forme actuelle du texte tel qu’adopté par les députés UNIR et boycotté par l’opposition parlementaire, que le ‘’oui’’ ou le ‘’non’’ soit voté, ne ferait que baliser la voie à Faure pour un règne sans fin comme c’est le cas actuellement au Gabon avec un septennat renouvelable à loisir avec le silence complice de la France. Le moment venu, le pouvoir brandira un tel vote du peuple pour se dédouaner par rapport à une nouvelle constitution taillée sur mesure pour Faure Gnassingbé. Il faut rendre pour le moment grâce à Dieu que la pression sur le régime en ce moment est si forte qu’il n’a pas grande chance de s’en sortir avec un passage en force comme il a souvent l’habitude de le faire. Le dialogue sous l’égide d’un médiateur demeure la meilleure voie.
Charles A. Amézian
source : Le Correcteur

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