Togo, La Cedeao a Piégé la Coalition des 14 Partis Politiques (C14) : Reporter les Élections Législatives et Locales pour Faire Enfin les Réformes !

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    Dr Yves Ékoue Amaïzo | Infog : 27avril.com


    Le Collectif pour la Vérité des Urnes constate que les stratégies de lutte choisies par la Coalition des 14 partis politiques au Togo, ce depuis l’insurrection initiée par le Parti National Panafricaine (PNP) avec son président Tikpi Atchadam a abouti au boycott des élections législatives et locales prévues entre le 18 et 20 décembre 2018 au Togo.

    1. Le Droit des Gnassingbé Supérieur au Droit Communautaire

    Après 38 ans du père et 13 ans du fils, la dynastie des Gnassingbé a compris qu’il suffisait de jouer savamment du dilatoire pour temporiser et neutraliser la mise en marche de réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales qui garantiraient la vérité des urnes au Togo. Autrement dit, le système militaro-civil-ésotérique mis en place au cours des 51 ans passés sait qu’il suffit :

    – De structurer et de financer de « faux » opposants et des structures associatives alignées discrètement, ostensiblement ou secrètement sur le parti présidentiel pour limiter l’émergence d’une unité d’action fondée sur un programme commun pour l’avenir du Togo, programme qui fondera une alternance fondée sur un contrat social, politique, économique, environnemental et culturel alternatif et non une alternance fondée sur la permutation et le changement de personnes au pouvoir ;

    – d’organiser de vrais faux « dialogues » au nombre de 27 actuellement avec des structures à géométrie variable dites de l’opposition togolaise ;

    – d’assurer le paiement sous forme de subventions des campagnes de sensibilisation, de pré-campagne et de campagne électorale pour les 114 partis politiques du pays pour s’offrir une apparence démocratique aux yeux des chancelleries occidentales représentées par le Groupe des 5 (Allemagne, États-Unis, France, l’Union européenne et les Nations Unies) qui, au passage, a systématiquement soutenu le statu quo au Togo, gage d’une stabilité basée sur le silence des cimetières ;

    – d’organiser de vrais faux « consensus » au sein des réseaux ésotériques nationaux, régionaux, continentaux et internationaux en y associant certains chefs traditionnels et des responsables de l’opposition afin d’amener les responsables de la dite opposition d’accepter petit à petit d’abord des échanges -devenus des « dialogues »-, puis des arrangements contre des prérogatives afin d’aboutir à des compromis, des conventions, des engagements qui sauvegardent bon an mal an l’essentiel du statu quo consistant à maintenir au pouvoir le système militaro-dynastique Gnassingbé ;

    – de transférer subtilement la responsabilité de son maintien au pouvoir ad aeternam à une institution régionale que constitue la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en réussissant à faire croire tant aux partis politiques membres de la C14 comme au demeurant une grande partie de la société civile togolaise et de la Diaspora togolaise que cette institution communautaire non démocratique, financée proportionnellement par le Gouvernement togolais, pourra avoir les mains libres pour s’opposer à la souveraineté nationale d’une autocratie.

    En conséquence, on assiste à un paradoxe. Le droit communautaire proposé par la CEDEAO est assujetti au droit national, en l’espèce le droit du régime militaro-civile des Gnassingbé au Togo.

    2. CEDEAO : Un Acteur Proéminent du Cycle Infernal des Elections Au Togo ?

    Toutes les péripéties des « dialogues » sont des « vanités » … Les responsables du Mouvement des Forces Vives « Espérance pour le Togo » qui ne souhaitent plus assister au cycle infernal : « élections – contestations –répressions- négociations- élections » l’ont bien compris et en appellent à une prise de conscience de chacun des citoyens togolais pour un engagement citoyen sans trahison. Le Révérend Père Marie-Chanel Affognon, l’un des principaux porte-paroles de ce Mouvement en sa qualité de citoyen et d’homme de Dieu affirme ceci : « Il est hors de question que des fils et filles de ce pays meurent encore à cause de la politique 3 ». Il refuse que des « humains » s’organisent pour tuer d’autres « humains ». Un précepte dans toutes les religions monothéistes et au-delà. Vraisemblablement, certains individus ne méritent peut-être plus le titre d’Humains dès lors que les conséquences de leurs actes tue. Il est écrit dans la sagesse des pharaons noirs de l’Egypte ancienne que « tu ne feras pas tuer… ». Pourtant la CEDEAO est responsable partiellement des morts au Togo pour avoir avalisée la contre-vérité des urnes en 2005 et au cours des différentes élections. Alors la CEDEAO est-elle un acteur proéminent du cycle infernal des élections au Togo ?

    La réponse à la date du 30 novembre 2018 est OUI !

    En effet, les efforts de l’opposition et de la grande majorité du Peuple togolais devant conduire à la mise en œuvre opérationnelle des réformes avant des élections crédibles sont systématiquement stoppées par les responsables du pouvoir exécutif et militaire au Togo. A croire que Faure Gnassingbé est lui-même otage d’une oligarchie mafieuse comprise comme un groupe de personnes ‑national comme étranger- défendant des intérêts communs et bien compris sur le dos et aux frais du Peuple togolais conscient.

    3. « En Aucun Cas, Nul Ne Peut Exercer Plus de Deux Mandats ».

    Une partie de la population profitant des largesses du système RPT/UNIR n’est pas consciente de ce fait et continue à prôner une forme d’unité nationale idéaliste dès lors qu’ils ou elles ne subissent pas les conséquences des actes et abus de pouvoirs et de droits posés par les membres de cette mafia.

    C’est donc ceux des citoyens togolais conscients, -souvent indépendants- y compris ceux de la Diaspora plurielle, qui ont appelé ou soutenu depuis l’insurrection d’août 2017 du Parti National Panafricain 4, l’application stricte de la Constitution originelle de 1992 (C92) la démission du Faure Gnassingbé comme Président du Togo après 2015, l’année de la fin effective et juridique de son mandat présidentiel.

    Le respect de la Constitution originelle de 1992 aurait permis de stopper net l’origine de la crise dynastique togolaise car il était stipulé à l’article 49 de la C92 la mention : « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Des membres courageux et éminents d’organisations de la société civile et de défense des droits humains, civiques et des libertés sont actuellement en prison pour avoir rappelé l’importance de cet article 49 au pouvoir RPT/UNIR. Alors que le préalable à tout dialogue entre l’opposition et le pouvoir repose sur des mesures d’apaisements. La Coalition des 14 partis a préconisé la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que les sympathisants issus de la société civile. Force est de constater que le pouvoir de Faure Gnassingbé a libéré puis emprisonné manu militari de nombreux autres responsables de mouvements de défense des droits humains et des libertés. La CEDEAO a fait le service minimum. Elle a demandé la libération de ces prisonniers de la lutte démocratique mais elle n’a pas insisté. En termes diplomatiques, il s’agit d’un encouragement au pouvoir de Faure Gnassingbé à abuser du droit national et du droit communautaire. Les prisonniers ne sont toujours pas libérés au 30 novembre 2018.

    Mais avec un Faure Gnassingbé en train d’exécuter un troisième mandat présidentiel et des forces armées togolaises (FAT), une Cour constitutionnelle, un Parlement, une Justice et une Commission électorale qui lui sont acquis, tout le jeu consiste à créer la confusion juridique sur la non-rétroactivité des textes juridiques issus de la C92. Mais le problème n’est pas la rétroactivité mais un vice de procédure dans le processus d’annulation de la Constitution originelle de 1992 pour lui substituer plusieurs versions d’une Constitution taillée sur mesure pour Faure Gnassingbé et son système.

    C’est donc en réalité cette usurpation unilatérale de la souveraineté du Peuple togolais et son droit à choisir librement sur la base de la vérité des urnes, ses dirigeants qui sont remis en cause par la grande majorité du Peuple togolais. C’est pour cette raison que le choix de la CEDEAO a choisi comme solution à la crise togolaise, la tenue d’élections, ce en jouant du « deux poids deux mesures ». Les agents de la CEDEAO et au fond la majorité des dirigeants de la CEDEAO ne comprend pas le Peuple togolais, ne veut pas écouter et reste sourd à l’appel récurrent des associations de la société civile au Togo comme dans la Diaspora indépendante des partis politiques pour prendre en compte les préoccupations du Peuple togolais.

    4. La Rue Est un Instrument de la Démocratie Contre l’Autocratie

    Il ne faudra pas s’étonner qu’une marée humaine togolaise pacifique, déterminée et audacieuse décide de reprendre possession de son droit à l’autodétermination et son droit à choisir ses dirigeants, ce en toute transparence. La violence, la brutalité, l’illégalité des actions des forces armées togolaises et ses milices n’y changeront rien. Un pouvoir qui vacille est un pouvoir qui tombera, tôt ou tard.

    Comme il est impossible que le Peuple togolais se fasse entendre dans les urnes, et que ses représentants au pouvoir comme dans l’opposition ne trouvent pas de solutions acceptables pour le Peuple togolais y compris avec la facilitation-médiation-facilitation de la CEDEAO, alors la seule alternative crédible est de se faire entendre dans la rue, ce dans toutes les villes qui ne sont pas sous « blocus » et assiégées par les forces armées togolaises non républicaines.

    Le système militaro-civil de Faure Gnassingbé pourrait-il accepter comme compromis que l’article 49 revisité devienne : « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats successivement » ? Cela lui permettrait de se représenter car nul ne peut empêcher un citoyen togolais de se présenter aux élections. Mais en contrepartie, il devra respecter les termes de la C92 originale et démissionner sur le champ.

    En guise de compromis, le Peuple souverain pourrait alors « tolérer » qu’il finisse pacifiquement le mandat présidentiel 2015-2020 usurpé avec comme contrepartie, que le programme pour l’avenir du Togo soit précédé par les réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales et que ces dernières se fassent sous la direction d’une équipe de citoyennes et citoyens togolais dans le cadre d’une transition politique pour mettre fin à la crise politique togolaise. Compte tenu, entre autres, de la contre-vérité des urnes qui a conduit à l’instauration du parlement togolais, du découpage électoral inique, des listes électorales empreintes d’irrégularités multiples, le parlement togolais est dominé par les représentants du parti au pouvoir.

    Il convient, pour plus de transparence, de mettre fin au prolongement d’une phase de prolongation d’un mandat législatif épuisé depuis août 2018 et fondé sur la contre-vérité des urnes. Il faut repartir sur des bases nouvelles de transparence. C’est ce qui est prévu et contenu dans les réformes. Mais, ces réformes ne peuvent pas être mises en œuvre par des protagonistes qui sont « juges et parti » dans le processus. La feuille de route de la CEDEAO est une pâle copie modifiable à merci par le pouvoir militaro-civil de Faure Gnassingbé de ce qui doit être entrepris pour refonder la Constitution, la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante, la justice togolaise et les forces armées togolaises.

    Comme le « dialogue via la CEDEAO » relève de la pure hypocrisie, seule la rue pourrait faire entendre raison à la CEDEAO, au Groupe des 5 représentants les Occidentaux au Togo, au pouvoir militaire et à l’oligarchie utilisant Faure Gnassingbé comme un bouclier contre vérité des urnes. La rue demeure l’instrument en dernier ressort de la démocratie pour mettre fin à l’autocratie. N’en déplaise aux Occidentaux. D’ailleurs, le Président Emmanuel Macron qui était sourd à la détresse et à la colère d’une grande majorité de son Peuple, commence à expérimenter les conséquences de les conséquences de l’autocratie jupitérienne sur le peuple gaulois en privation récurrente de pouvoir d’achat.

    5. La CEDEAO Ne Peut Piéger le Peuple Togolais Tout le Temps

    La crise togolaise peut être résolue si la Commission de la CEDEAO, en toute humilité, comprend que ses fonctionnaires ne sont pas l’émanation de la démocratie mais d’une conjugaison de nominations fortuites où la décision revient en dernier ressort à des chefs d’Etat. Dans le cas du Togo, ce sont ces mêmes chefs d’Etat qui, systématiquement, ont toujours soutenu le statu quo et le maintien d’un régime autocratique, malgré les abus divers et variés de droits et de pouvoir contre les populations et plus particulièrement les courageux défenseurs des droits du Peuple togolais à la démocratie.

    Aussi, que l’on soit clair ! Personne ne s’oppose à des élections démocratiques, sécurisées et transparentes au Togo si celles-ci sont organisées en dehors des protagonistes même de la crise togolaise et sans vote électronique pour le moment. La transition politique doit reposer sur un contrat social et son adhésion passe par un programme commun pour l’avenir du Togo. Les individus et personnalités ne peuvent émaner d’entre ceux qui ambitionnent de servir d’abord leur parti politique ou leur ventre avant le Peuple togolais.

    Aussi, la CEDEAO qui a introduit la date butoir indicative du 20 décembre 2018 pour des élections législatives et locales doit accepter de reconnaître son erreur stratégique et la corriger.

    A défaut, la partie de la CEDEAO qui est instrumentalisée ainsi que les facilitateurs-médiateurs-facilitateurs du Ghana comme de la Guinée, apparaissent alors comme des marionnettes, censés endormir le Peuple togolais et engranger quelques dividendes au passage. Personne ne croira qu’ils travaillent sans contreparties.

    A ce titre, ceux des responsables des partis politiques, des associations et même de nombreux citoyens qui ont annoncé trop tôt qu’ils ou elles faisaient confiance à la CEDEAO que ce soit à 25 % ou à 75 % doivent se rendre à l’évidence, à la veille des marches pacifiques et vraisemblablement offensives, qu’au Togo, la CEDEAO a systématiquement toujours piégé les partis d’opposition pour leur faire accepter le statut quo. La CEDEAO ne peut piéger indéfiniment le Peuple togolais.

    6. « En Aucun Cas, Une Famille Ne Peut Exercer Plus De 51 Annees À La Tete Du Togo ».

    La Coalition des 14 partis politiques doit cesser de croire qu’elle est la seule émanation de la représentativité du Peuple togolais et retrouver les fondements de l’humilité et de l’humanité en se rapprochant de la société civile togolaise notamment « des Forces vives « Espérance pour le Togo » », mais aussi de toutes les représentations de la Diaspora plurielle indépendante.

    En attendant, les organisations de la société civile au Togo, reconnues comme indépendantes du pouvoir autocratique qui contrôle l’Etat togolais, devraient engager un travail d’organisation de leur interdépendance afin de mettre fin à la duperie antidémocratique que constitue le jeu à deux (Gouvernment-C14) que promeut la CEDEAO.

    Les représentants du Gouvernement et donc du parti de Faure Gnassingbé (Union pour la République (UNIR)) et ses démembrements d’une part, et la Coalition des 14 partis politiques d’autre part ne constituent pas les seuls interlocuteurs pour sortir le Togo des 51 ans d’une même crise politico-économico-social : la crise de la vérité des urnes et de la vérité des comptes publics.

    En conséquence, la CEDEAO, au risque de renouveler ses erreurs passées, doit faire son introspection, son autocritique et prendre sa part de responsabilités les malheurs du Peuple togolais.

    Oui, la CEDEAO est partiellement responsable de morts, des handicapés mais aussi de la privatisation de l’économie togolaise qui ne crée pas d’emplois décents et ne permet pas un pouvoir d’achat décent pour la grande majorité de la population.

    Alors que la Togo améliore son classement dans le rapport feutré du Groupe de la Banque mondiale dit « Doing Business 5 », cela fait-il une belle jambe au citoyen togolais en lutte pour un avenir meilleur ? Non, cela va aggraver l’arrivée d’investisseurs adeptes de la course vers le bas des salaires, la course vers l’indignité, la course vers la déshumanisation des rapports au sein de l’entreprise. En réalité, la politique menée par le Togo contribue à importer les techniques d’exploitation de l’humain par les entreprises multinationales. C’est cela que promeut discrètement le rapport de la Banque mondiale, bien silencieux sur les abus de droit, les abus de pouvoir, les monopsones et les monopoles liés directement ou indirectement à la famille des Gnassingbé et ses affidés au Togo.

    Il faut à ce titre féliciter le Président ghanéen et l’ensemble de son équipe économique qui a fait le choix courageux de plus renouveler l’endettement de l’Etat auprès du Fonds monétaire international 6. Le Togo, avec 86 % de dette publique, a choisi la servitude volontaire, dès lors que les chancelleries occidentales et les institutions internationales optent et encourage pour le statu quo et la « paix » des cimetières que les Forces armées togolaises (FAT) non républicaines et leur milices hors-la-loi et zélées s’évertuent à perpétuer.

    Le Togo n’est pas à vendre au plus offrant. « En aucun cas, une famille ne peut exercer plus de 51 années à la tête du Peuple togolais ».

    7. Le Gouvernement Togolais A Donc Piégé La Cedeao, Qui A Piégé La C14

    Le Peuple togolais est souverain. La délégation de pouvoir octroyé à la C14 ou accaparé par Faure Gnassingbé n’autorise pas que le mandat présidentiel 2015-2020 usurpé soit légalisé.

    La contrepartie consiste en la préparation d’un programme commun pour l’avenir du Togo qui doit nécessairement être précédé par les réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales.

    La CEDEAO comme au demeurant les représentants actuels du groupe des 5 (chancelleries occidentales au Togo) ont été « maraboutés » et ont mis la charrue avant les zébus. On ne peut parler d’élections sécurisées, libres et transparentes et même en fixer de manière unilatérale une date butoir, sans procéder aux préalables aux réformes demandées par le Peuple togolais, détenteur du droit à transférer son droit à se faire représenter dignement.

    Pour mettre fin à la crise politique togolaise, les préparatifs devant mener aux réformes effectives au profit du Peuple togolais devraient se faire sous la direction d’une équipe de citoyennes et citoyens togolais, ce dans le cadre d’une transition politique

    Il convient, pour plus de transparence, de mettre fin à la prolongation d’un mandat législatif actuel qui est épuisé et fondé sur la contre-vérité des urnes. Un parlement élu par les citoyens et servant de Constituante s’impose. Il faut repartir sur des bases nouvelles de transparence. C’est ce qui est prévu dans les réformes. Mais, ces réformes ne peuvent pas être mises en œuvre par des protagonistes qui sont « juges et parti » dans le processus.

    Aussi, il est proposé que la phase de transition politique au Togo se fasse sur la base d’un contrat social nouveau, un programme commun pour l’avenir du Togo, base d’une démocratie participative où la décentralisation conduira à terme à la production d’une Constitution posant les bases d’une république fédérale.

    La CEDEAO ne peut piéger le Peuple togolais tout le temps. Encore faut-il que chaque citoyen togolais en soit informé et convaincu pour ne pas vendre l’avenir du Togo contre le ruissellement de l’argent de l’achat des consciences.

    La CEDEAO ne parlait pas de date butoir pour les élections législatives du 20 décembre 2018 en début d’année 2018. Elle s’est laissée piéger par le Gouvernement togolais qui n’a pris, en Conseil des Ministres, le décret de convocation du corps électoral pour le 20 Décembre 2018 que le 8 Novembre 2018.

    La Gouvernement togolais a donc piégé la CEDEAO qui en retour a piégé la C14. Du coup, la C14 pour ne pas piéger la grande majorité du Peuple togolais y compris sa Diaspora non alignée, a choisi le boycott de ces élections.

    En effet, en mettant la C14 devant le fait accompli malgré les nombreuses mises en garde de la société civile et de la Diaspora à l’endroit de la C14, le Gouvernement a réussi à « crisper » la C14 au point de le contraindre au boycott afin de s’assurer ainsi une future main mise dans la prochaine assemblée nationale grâce au boycott des partis membres de la C14. La CEDEAO ne pouvait pas ne pas savoir ! Elle est donc bien complice de ce jeu machiavélique et sera tenue pour responsable pour les dérapages annoncés suite au boycott des élections législatives par la C14.

    Est-ce que tout ceci aurait été possible si les représentants avertis de la société civile togolaise et la Diaspora togolaise indépendante étaient partie prenante aux négociations ? Assurément que non !

    8. Recommandations De CVU-Togo-Diaspora

    En guise de mesures d’apaisement, le CVU-TOGO-DIASPORA recommande que la CEDEAO :

    – prenne conscience de sa responsabilité historique dans les malheurs et les morts et blessés au Togo suite à ses décisions avant, pendant et après les élections. La CEDEAO ne peut être responsable, encore une fois, de la promulgation de résultats électoraux reflétant la contre-vérité des urnes au Togo ;

    – reporte les élections législatives et locales d’au moins six mois afin d’éviter un bain de sang prévisible puisque le Peuple togolais ne se laissera pas voler son droit à choisir ses représentants suite au boycott de la C14, le refus de recenser et de donner le droit de vote à la Diaspora togolaise et le refus par le Gouvernement de laisser un gouvernement de transition procéder aux réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ;

    – prend acte qu’il y a au Togo une troisième forme d’expression de la représentativité du Peuple togolais, à savoir la société civile et la Diaspora indépendantes ;

    – convoque une conférence sur l’avenir du Togo en trois étapes en associant les représentants indépendants de la société civile et de la Diaspora plurielle aux négociations, à la formulation de solutions au service de la grande majorité du Peuple togolais, et à la mise en place des réformes au Togo !

    Aussi, il est proposé que la phase de transition politique au Togo se fasse sur la base d’un contrat social nouveau, un programme commun pour l’avenir du Togo, base d’une démocratie participative où la décentralisation conduira à terme à la production d’une Constitution posant les bases d’une République fédérale. YEA.

    Le 30 novembre 2018.

    Dr Yves Ekoué AMAÏZO
    Coordonnateur général
    Collectif pour la Vérité des Urnes.
    Direction du Comité de rédaction sur l’Avenir du Togo au sein du réseau de coordination de la Diaspora togolaise indépendante.
    CVU-TOGO-DIASPORA. Une association de fait financièrement indépendante et politiquement libre.
    www.cvu-togo-diaspora .org
    info@cvu-togo-diaspora.org
     

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