Togo : La CENI dit reprendre service, la coalition des 14 parle de provocation

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L’annonce faite par voie de communiqué ce mercredi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fait déjà grincer des dents à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Le regroupement de partis politiques ne digère pas que le pouvoir puisse continuer de prendre des décisions unilatérales, malgré les concessions de forme faites de part et d’autre pour faire évoluer le dialogue.

Jean Kissi, le secrétaire général du Comité d’action pour le renouveau (CAR), parti membre de la coalition des 14, est le premier à réagir. Selon lui, ce que la CENI a fait, risque de mettre le feu aux poudres parce que dans la feuille de route de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), il y a une recommandation concernant la CENI.

« Le minimum, c’est d’attendre que cette recommandation soit mise en œuvre avant qu’une quelconque CENI ne commence son travail, puisque cette recommandation dit que tout le monde doit participer à la CENI. Quand nous ne sommes pas là, ils ne peuvent pas continuer à travailler», a-t-il déclaré ce jeudi sur les ondes de la radio Victoire FM.

Pour le député, tout ce qui adviendra à la suite de cette ‘provocation’, doit être mise sous la responsabilité de Kodjona Kadanga, le président de la CENI qui est, selon lui, manipulé.

A en croire Jean Kissi, lorsque la délégation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a été reçue ce mercredi à Lomé par Jean-Claude Kassi Brou, dans le cadre de la rencontre de concertation relative à la mise en œuvre de la feuille de route de l’organisation sous régionale, cette question a été abordée.

Les responsables de la coalition, poursuit-il, ont demandé à savoir ce que fera la coalition devant une décision unilatérale du gouvernement togolais, étant donné que le comité de suivi ne viendra tenir sa première réunion qu’en fin de ce mois.

Pour toute réponse, il est revenu à la délégation de la coalition que la date de fin août n’est qu’indicative et que les présidents facilitateurs reviendront ‘rapidement’ dans la capitale togolaise.

D’où vient cette décision ? La CENI l’a-t-elle prise unilatéralement ? Le ministre en charge de la fonction publique, point focal du gouvernement, Gilbert Bawara, au sortir de la rencontre de concertation déclarait que « c’est toute la société togolaise, notamment tous les acteurs politiques et de la société civile qui doivent se mobiliser pour que les élections du 20 décembre 2018 soient un rendez-vous démocratique exemplaire ».
 
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