Togo / La coalition des 14 partis exige des garanties sécuritaires pour ses leaders

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La coalition des 14 partis de l’opposition était face à la presse ce jeudi 1er mars 2018 au siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) à Lomé. Au cours de cette sortie médiatique, la coalition a présenté le compte rendu des travaux du dialogue démarré le 19 février dernier.
Après avoir situé l’opinion publique sur les conditions dans lesquelles ses représentants ont obtenu « une partie » des mesures d’apaisement, la coalition a manifesté sa disponibilité à poursuivre les discussions avec le parti au pouvoir et le gouvernement sur les autres points inscrits à l’ordre du jour et qui ne sont pas encore satisfaits.
Les membres de la coalition tiennent à souligner qu’ils sont dans l’attente de la réalisation de toutes les autres mesures d’apaisement. Ils exigent la fin de la levée de l’immunité du député Targone, la restitution de son passeport, l’effectivité du droit de manifester dans les autres villes du pays.
Elle exige également des mesures de sécurité pour tous les responsables de l’opposition et estime que ce dernier point est « important afin que chacun des responsables de l’opposition puisse avoir l’opportunité de participer au dialogue en toute sécurité ». De qui rejoint l’exigence présentée par Tikpi Atchadam du PNP.
Pour finir, la coalition a fait savoir qu’elle est déterminée à aller au bout de sa lutte et s’engage à n’accepter « en aucun cas un accord qui permette au président actuel de se présenter en 2020 pour un quatrième mandat ».
En ce qui concerne la poursuite du dialogue qui a été suspendu après deux séances de discussions, le chef de fil de l’opposition, Jean-Pierre Fabre avait démenti plus tôt ce jeudi sur une radio de la place, l’information relayée par plusieurs médias selon laquelle, le dialogue va être délocalisé à Accra.
Il a tenu à préciser qu’à Accra, il s’agira pour les acteurs politiques d’avoir des consultations « bilatérales » avec le facilitateur Nana Akufo-Addo.
Il faut rappeler que le pouvoir de son côté, privilégie la voie du référendum en cas d’échec des pourparlers.
Raphaël A.
 
afreepress
 

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