Togo : Le nombre éventuel d’écoles primaires, d’hôpitaux St-Pérégrin, de scanners ou d’IRM investis dans Pegasus.

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Par letabloidtogo.info

Pegasus, l’affaire révélée en début de semaine passée par les journaux français Le Monde et britannique The Guardian, continue de défrayer la chronique au sein de l’opinion au Togo. Combien le pouvoir de Lomé a-t-il vraiment investi dans l’acquisition de ce logiciel du groupe israélien NSO pour espionner les opposants, acteurs de la société civile et même des religieux ?

C’est la question que se posent nombre de Togolais avisés de la cherté de ce logiciel d’espionnage dont l’acquisition relève en fait d’un luxe pas donné à n’importe quel pays, surtout pas les pauvres. Mais ce serait illusoire de compter sur les gouvernants togolais pour lever le voile sur la facture de ce logiciel. Qu’à cela ne tienne, on peut se faire une idée du coût approximatif de ce matériel d’espionnage de pointe.

Selon les recherches, c’est la bagatelle de 80 millions de dollars, environ 40 milliards de FCFA, que les Etats-Unis d’Amérique auraient déboursée pour l’achat de leur Pegasus. A en croire un tweet du Prof David Dosseh, c’est pratiquement le même montant, exactement 45 milliards de FCFA, que cela aurait coûté au pouvoir de Mexique. Tout porte à croire que l’achat de ce logiciel tourne autour de la quarantaine de milliards de FCFA.

Sur la base justement de cette facture pour le Mexique, le Coordonnateur du Front citoyen Togo Debout (FCTD), dans son tweet en date du lundi 10 août, s’est essayé à un calcul. A l’en croire, dans l’hypothèse que c’est le même montant que Lomé aura aussi déboursé pour l’acquisition de son Pegasus, « c’est l’équivalent de : 1000 écoles primaires-2 hôpitaux St Pérégrin flambants neufs-230 scanners-150 IRM ».

En clair, ces 45 milliards auraient pu servir à construire mille (1000) écoles primaires pour les écoliers, si l’une devrait revenir à 45 millions de FCFA ; à bâtir au moins deux (02) hôpitaux du standing de Saint-Pérégrin dont les travaux sont en cours à Agoè, la facture officielle tournant autour de 17 milliards ; deux cent trente (230) scanners environ pour un scanner coûtant 200 millions de FCFA ; cent cinquante (150) appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) à raison de 300 millions l’un pour les radiographies poussées, autant de matériels manquants dans les hôpitaux publics de référence au Togo.

source : letabloidtogo.info

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