Togo : Législatives, un report de 4 jours, et toujours le suspens

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Les discussions entre pouvoir et opposition sous l’égide de Mrg Nicodème Barrigah et en présence de l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique, ont été moins longues que celles de vendredi. Mais à la sortie, toutes les questions ne sont pas tranchées.
 
Le pouvoir acculé par les interpellations unanimes dont celles des églises, a accepté de concéder un report de 4 jours. « On a obtenu un report de 4 jours de la date des élections. On n’est pas satisfait, on aurait souhaité plus, mais les discussions vont continuer ainsi que sur d’autres points que nous avons soulevés », a expliqué Me Dodzi Apévon à la sortie des négociations ce samedi en début d’après midi.
 
Même son de cloche de la part de Kodjo Agbéyomé du CST. « La nouvelle date prévue pour les élection, c’est le 25 juillet. Toutefois, nous avons convenu de la tenue d’un dialogue et nous nous retrouvons mardi », a-t-il ajouté.
 
Outre le report pas tout à fait franc concédé, l’opposition a également obtenu des sièges au sein des Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Un siège reviendra à chacun des deux regroupements de l’opposition qui devra aussi envoyer un représentant chacun dans chaque bureau de vote en plus des délégués auxquels chaque candidat à droit par Bureau de Vote. Reste à savoir si les formations de l’opposition ont préparé des gens pour faire efficacement ce travail de veille le jour du scrutin, afin de disposer de Procès verbaux qui pourraient attester de l’authenticité des suffrages exprimés.
 
La situation géographique des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire est aussi clarifiée.
 
La mise en place d’un comité conjoint de veille, qui pourra régler les problèmes au fur et à mesure qu’ils seront relevés, a aussi été évoquée. Le pouvoir a proposé à l’opposition de se joindre au Comité d’évaluation piloté par le Premier ministre au lieu d’avoir à créer une autre structure. La question sera réglée le mardi prochain tout comme bien d’autres soulevés par l’opposition
 
Quel format pour le dialogue ?
 
Pour le ministre Gilbert Bawara, il s’agira d’un dialogue inclusif. On s’attend donc à ce que le gouvernement prenne les contacts pour une clarification de sa composition. Mais toujours est-il que la libération des candidats du CST a été réaffirmée. Par contre, le dialogue devra plancher sur la question de la sécurité notamment à Kara. Une question soulevée par l’opposition. Plus d’une fois, l’opposition de même que La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) ont été empêchées de faire des réunions à Kara.
 
La question de la validation des candidatures revient aussi sur le tapis, de même que celle des martyrs (Synalingue et Sinandaré), tués à Dapaong.
 
Autant de problèmes dont les solutions peuvent évidemment encore amener à repousser la date des élections. Mais pour l’instant, la campagne a démarré dans une cacophonie.
 
On note des affiches de certains partis (UNIR, Santé du Peuple, UFC, CPP) notamment à Lomé, où UNIR a ajourné toutes les meetings prévus pour ce samedi.
 
koaci

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