Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

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Couvre-feu : Des victimes de la violence gratuite des Sauvages en uniforme qui se disent forces de sécurité | Photos : DR

Il est du devoir de chacun de nous de condamner vigoureusement, les actes primaires et bruts dans notre pays, le Togo.

La pandémie du coronavirus est déjà une source suffisante d’angoisse et de détresse pour les peuples du monde en général et les togolais en particulier.

Nos frères d’armes, sous prétexte du couvre-feu et d’autres mesures prises par l’autorité dans le cadre de la lutte contre la pandémie, ne doivent pas en rajouter.

Les images témoignant des sévices corporels graves, aveuglément commis par les forces de défense et de sécurité sur nos concitoyens, et qui circulent sur les réseaux sociaux, sont choquantes et particulièrement révoltantes.

A la place de la force brute, il serait judicieux d’outiller ceux qui sont chargés de notre sécurité, d’instruments intellectuels de pédagogie devant servir à conscientiser les rares insoumis à la consigne du couvre-feu.

Ils ne sont pas forcément des indisciplinés au sens militaire du terme, mais très probablement, des nécessiteux qui sont contraints, par la force des choses, ou par souci de survie, de se retrouver dans la rue malgré l’impératif qui leur incombe, de la vider à partir de 20h.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a certainement bien fait de sortir un communiqué pour rappeler ses troupes à l’ordre, mais il doit pouvoir faire mieux en condamnant de tels actes et en faisant réellement punir leurs auteurs.

Mieux, tous les chefs corps et commandants de compagnie doivent se donner la peine d’expliquer et de réexpliquer aux troupes de la force spéciale anti-pandémie, l’objet de leur déploiement actuel dans les rues la nuit.

Ils ne sont pas à la chasse au gibier, mais ils sont précisément déployés pour le maintien de l’ordre et de la sécurité du peuple!!!

Cette expression de  » maintien d’ordre et de sécurité  » a un sens sacré dans une République, dans une démocratie. Ils n’ont aucun droit de la vider de son contenu sémantique noble!

Luc Abaki

(via la Nouvelle)

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