Togo: nouvelles interpellations et appel de l’opposition à manifester

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Au Togo, l’opposition appelle à de nouvelles manifestations dans les prochains jours alors que les interpellations continuent. Trois membres de l’association Nubuéké ont été inculpés, vendredi 3 novembre. Leurs avocats dénoncent les mauvais traitements subis en garde à vue.
 
Les trois membres du mouvement Nubuéké sont inculpés pour groupement de malfaiteurs, troubles aggravés à l’ordre public, incitation à la révolte, menaces et violences envers les représentants de l’autorité publique, destructions volontaires par incendie des biens publics et détention illégale de matériels militaires.
 
Selon un communiqué du procureur de la République, une perquisition faite au domicile du coordonnateur du mouvement, Mesenh Kokodoko, a permis la découverte et la saisie des pointes métalliques étoilées, une paire de jumelles, des étuis de grenades lacrymogènes et divers autres objets susceptibles d’être utilisés pour des actes de violence.
 
Joint par RFI, Maître Célestin Agbodan, membre du collectif des avocats qui les défendent, s’insurge contre ces accusations. Ce sont « des manœuvres pour décourager les jeunes qui se mobilisent pour l’alternance », dit-il, avant de dénoncer le traitement infligé à ses clients en garde à vue.
 
« Ils sont à la prison civile de Lomé dans un état désagréable, parce qu’ils ont été sérieusement torturés lorsqu’ils étaient en garde à vue où ils ont passé plusieurs jours, surtout pour ce qui concerne Mesenh Kokodoko. Il a été sérieusement bastonné. Les séquelles sont apparentes sur son corps. Sa chemise était imbibée de sang. On l’a obligé à l’enlever et aujourd’hui, cette chemise qu’il portait a disparu », a-t-il déclaré.
 
Faisant le bilan, depuis le début de la crise, le 19 août, le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) révèle que près de 14 personnes ont trouvé la mort, 400 personnes ont interpelées dont 86 sont condamnées. Et de dénoncer les violations répétées des droits de l’homme liées à l’usage disproportionné de la force.
 
source : RFI
 

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