Togo : Placé sous mandat de dépôt : Les enfants d’Agbéyomé Kodjo parlent d’ « acharnement contre leur père »

agbeyome-kodjo_500Les enfants de l’ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo montent au créneau. Reçus dans une émission animée en vernaculaire sur une radio locale, Essi et Jean-François Kodjo parlent d’«acharnement » contre leur père.
Depuis le 21 janvier 2013, l’ancien président de l’Assemblée nationale Agbéyomé Kodjo passe le reste de ses jours à la gendarmerie nationale à Lomé. Il a été interpellé pour les besoins d’enquête. Au cours d’une émission radio animée ce 05 février 2013, les enfants de cet ancien homme fort du régime RPT ont indiqué qu’il est reproché à leur père une « complicité de destruction de biens publics ». Une accusation que rejettent en bloc les enfants Essi et Jean-François Kodjo.
A en croire l’ainée Essi Kodjo, il est reproché à leur parent d’avoir reçu un appel téléphonique vers 2 heures du matin au cours duquel il lui aurait été dit « ça y est, ça a commencé ». Et pourtant une confrontation avec l’émetteur de l’appel a démenti les propos du Capitaine Akakpo et de ses hommes, selon les propos d’Essi Kodjo.
Elle a également indiqué que l’ancien président de l’Assemblée nationale, déjà inculpé et placé sous mandat de dépôt, est toujours à la gendarmerie nationale tout en ajoutant qu’il pourrait être transféré à la prison civile de Lomé à tout moment. Au cours d’une conférence de presse la veille, le procureur de la République Essossimna Poyodi a indiqué que les personnes interpellées devraient être déférés à la prison civile de Lomé.
Aussi, Essi Kodjo fustige la procédure de levée de l’immunité parlementaire de son père car martèle-t-elle, n’ayant pas respecté les procédures normales en vigueur.
S’accordant sur les propos de son aînée, Jean-François Kodjo communément appelé Momo a dit noter un certain « acharnement » contre l’ancien premier ministre et de préciser que « le dossier est vide ». Ils ont eu à rappeler les nombreuses interpellations dot leur parent a été sujet depuis son retour d’exil politique en 2005 et les traitements affligeants qu’il a dû subir pour son engagement aux cotés du peuple togolais.
Dans sa cellule de 6 voire 5m2, précise Jean-François Kodjo, le sexagénaire a commencé par développer des pathologies. « Les conditions carcérales ne sont pas du tout appréciables », a-t-il révélé tout en ajoutant qu’ils ont peu à peu accès à leur père sauf que la liberté ne leur est pas accordée d’avoir des entretiens privés avec leur parent avec la présence permanente d’au moins 2 personnes.
A ce jour, ils sont 23 personnes interpellées dans le cadre de l’enquête des incendies des marchés de Kara et de Lomé les 10 et 12 janvier 2013. A en croire le ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehane, d’autres interpellations vont encore suivre.
Sylvio Combey