Togo : Profond malaise au sein du Collectif Sauvons le Togo

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On a vite fait de prendre pour une expression capricieuse résultante de frustrations post électorales, la lettre adressée par Agbéyomé Kodjo à Me Zeus Ajavon suite à la publication du rapport du CST sur les incendies. Mais depuis, d’autres observations sont venues étalées le malaise qui prévaut au sein du Collectif Sauvons le Togo (CST).

Dans une lettre adressée le 18 novembre 2013 au Coordonnateur Général du CST Me Zeus Ajavon, le président de l’Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH) écrit, « il me parait indispensable de vous signifier sans détour que je n’entends pas m’associer à la signature de ce rapport, car il y a déficit de cohésion et de solidarité ». Etsri Hihédéva CLUMSON-EKLU ajoute cependant qu’il adhère entièrement à la lutte que le CST mène pour que les droits de l’homme soient vainqueurs sur la terre de nos Aïeux.

Reste que comme le président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), le président de l’ATDH reproche à la procédure qui a prévalu à l’étape des investigations et de la publication du rapport, un manque de transparence et de respect pour certaines entités membres. « Je rappelle qu’en aucun moment je ne fus informé de la mise en place d’un comité préparatoire d’enquête du CST sur les incendies des marchés de Kara et de Lomé. J’ignore tout de ce rapport, jusqu’à sa publication, et je dénonce cette manière cavalière de conduire la destinée de notre mouvement citoyen dont la mission est de promouvoir le respect des droits de l’homme au Togo, et d’assurer le plein épanouissement du peuple togolais », a affirmé dans sa lettre M. CLUMSON-EKLU.

Non moins discordant avec la démarche dans la publication du rapport du CST sur les incendies, le Professeur Aimé Gogué. Ce dernier a également envoyé à Me Zeus Ajavon, un message dans lequel il manifeste son désaccord. « Nous avions eu le même problème dans le cas de l’appel à la désobéissance civile que le CST avait décrétée sans concertation préalable », a relevé dans son message le président de l’ADDI. « Je crois que fondamentalement, AGBE (Ndlr : Agbéyomé Kodjo) a raison », a souligné le Pr Aimé Gogué avant de poursuivre, « pour la cohésion du groupe, il est capital que dorénavant, aucune décision de haute importance qui engage tous les premiers responsables ne se fasse sans une entente préalable obtenue après discussion ».

De source proche de ce regroupement comprenant des formations politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, on projetterait l’organisation d’une réunion pour évoquer les sujets de divergences qui empoisonnent actuellement en son sein, l’atmosphère. Alors que 2015 arrive, le CST peine à s’entendre sur les modalités et la stratégie pour parvenir à provoquer l’alternance tant souhaitée à l’issue de cette échéance.

 
koaci
 

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