Togo : Retour de l’«apprenti chrétien» dans les rangs à l’Assemblée

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Annoncé à la surprise générale sur la liste de l’Union pour la République (UNIR) lors des législatives du 25 juillet 2013, Dahuku Péré retrouve un siège à l’Assemblée nationale dont il avait été le président lors de la législature 1994-1999.
 
Président de la formation politique « l’Alliance » qu’il avait créée ensenble avec l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, après leur clash avec le RPT, Dahuku Péré vient de retrouver un siège à l’Assemblée nationale. C’est suite à la démission du Directeur général de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO), Pekemssi Koudjowgoum. Affublé du pseudonyme « Apprenti chrétien » depuis la Conférence nationale où il s’est ainsi présenté, M. Péré alors même qu’il n’avait pas démission de la tête de sa formation politique, s’est positionné premier suppléant sur la liste de UNIR dans la circonscription de Blitta (environ 250 km au nord de Lomé), conduite par M. Pekemssi.
 
Ce revirement inattendu de celui qui n’avait pas officiellement quitté le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) qui a soutenu la candidature de Jean-Pierre Fabre à l’élection présidentielle de 2010, a surpris plus d’un et suscité des commentaires dans les médias. « Attendez, le moment venu vous comprendrez ma position », s’est contenté de réagir l’ancien président de l’Assemblée nationale. Une sortie médiatique qui a porté certains à croire, que l’ancien ministre de l’Education était parti pour occuper à nouveau le perchoir de l’Assemblée nationale. Un suspens de courte durée, car de sa position de suppléant, c’est dès rangs des observateurs, que M. Péré va suivre l’élection de Dama Dramani, à la présidence de la Représentation nationale.
 
Plus d’une fois en treize années de rupture de banc avec le pouvoir, des rumeurs ont circulé présentant l’ancien leader de la jeunesse du RPT, comme un agent du pouvoir au sein de l’opposition. Désormais c’est fait, Dahuku Péré retrouve les rangs des cadres du parti au pouvoir, mais aussi ceux de l’Assemblée nationale. Celui qui a osé se présenter à l’élection présidentielle de 2003 face au Gal Gnassingbé Eyadéma, est retourné à ses anciens amours, sans que sa promesse de clarification de son choix, ne soit encore satisfaite.
 
Rappelons que sa formation politique l’Alliance qui a positionné des candidats pendant que leur président se présentait sur la liste d’un autre parti, n’a eu aucun siège à l’issue des élections législatives du 25 juillet 2013.
 
 
koaci
 

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