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Togo, Route Notsè-Tohoun : Des craintes d’anomalies au niveau de Tohoun

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La route Notsè-Tohoun va-t-elle connaître le même sort que la route Lomé-Vogan-Anfoin, abondonnée à cause du détournement de 10 miilliards de FCFA sur son budget initial par l’ex-ministre Adji Otèth Ayassor et le ministre des Infrastructures et des Transports Ninsao Gnofam ( ci-dessus) ? | Infog : L’Alternative


Depuis quelques semaines, la population de Tohoun craint que la problématique route Notsè -Tohoun ne connaisse de graves anomalies à la hauteur de leur canton. Et veut interpeler les autorités.
 
Tohoun, c’est le chef-lieu de la préfecture du Moyen-Mono. C’est donc dans ce canton que finit la route internationale venant de Notsè et allant vers l’Est, un tronçon dont le bitumage a été plusieurs fois annoncé par le passé mais n’a jamais été réalisé auparavant. Cette fois que la réalisation est effective, elle n’est pas sans couac. Le dernier est lié à la crainte de la population de voir la route se rétrécir à la hauteur de leur canton.
 
« Pour un coût global de près de 36 milliards de francs CFA financé par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et l’Etat togolais, cette nouvelle voie qui sera disponible dans 24 mois, va se présenter en rase campagne, comme une plate-forme de 10 m de large, soit une chaussée de 7 m de large avec deux accotements de 1,5 m de part et d’autre, et en agglomération, la largeur de la plateforme sera de 13 m avec une chaussée de 9 m de large et deux trottoirs de 2 m de part et d’autre », a expliqué le ministre en charge des Travaux Publics, NinsaoGnofam en février 2015 au lancement des travaux.
 
Aujourd’hui, la population craint qu’au niveau du canton de Tohoun, les caractéristiques de la route ne soient plus les mêmes. Beaucoup redoutent un rétrécissement de la voie ou un bitumage des caniveaux, contrairement à ce qui était prévu initialement. Avant cette route, il y avait une voirie interne de la ville de Tohoun, dont la qualité est loin des standards. Idem pour les dimensions. Seulement les habitants craignent que l’on veuille rétrécir les dimensions de la route pour la conformer à celles de la voirie interne de leur ville. Conséquence, la route qui a de bonnes caractéristiques dès le départ, risque de voir sa qualité altérée dans la principale ville de la préfecture.
 
Il faut rappeler que le bitumage de cette route a connu plusieurs rebondissements. En janvier 2017, on écrivait à L’Alternative ceci : « le lancement, le 20 février du chantier de bitumage de la route avait suscité beaucoup d’espoir. Un espoir qui, une fois encore, laissera désormais place à des inquiétudes. Les riverains n’arrivent plus à compter le temps.
 
« Ce chantier est à la traîne depuis plus d’un an », nous rappelle un monsieur venu à notre rencontre à la hauteur d’un village nommé Mangotigomé. En effet, cela fait deux ans que Faure Gnassingbé a lancé les travaux, pour deux ans. A une semaine de l’expiration du délai, même pas le tiers n’est achevé. Sur la première partie du tronçon, les engins de l’entreprise Midnight Sun vrombissent encore. Mais impossible de rendre les travaux au 20 février. Les travaux ont été confiés à un groupement d’entreprises, notamment Midnight Sun, CECO-BPT, Lukas Glaser et Maritime Rose. « Il y a longtemps qu’on a vu les autres entreprises sur le chantier », confie un habitant d’Asrama, canton situé sur le tronçon. Sous nos yeux, à Asrama, 29 kilomètres de Notsè, un camion de CecoBtp ramasse les nombreux bétons préfabriqués pour les canalisations. Quelques ouvriers s’acharnent à porter à bout de bras des masses avant de les passer à d’autres qui les disposent dans les véhicules. En face, une base du chantier entourée de tôle et qui s’étend sur des hectares semble abandonnée. Il suffit de monter sur les petites collines formées par les rejets de sable extrait pour la construction des caniveaux, pour s’apercevoir de l’absence de toute présence humaine dans l’enclos. D’importants tas de graviers sont encore visibles sur les lieux. La scène est symptomatique de la situation qui prévaut sur 57 kilomètres de chantier : désertion des entreprises. ».
 
Si depuis janvier, la situation a évolué, elle risque de faire l’objet de nouveau bras de fer. « S’ils ne veulent pas nous faire une route qui respecte les standards de départ, on préfère qu’ils laissent tomber et on sait qu’ on ne nous a pas fait de route à Tohoun, que de nous faire une route piteuse », a confié à L’Alternative une ressortissante du canton à Lomé.
 
Source : L’Alternative
 

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