Togo : Série de démissions à l’Assemblée nationale

rentree_parlementaire_01oct2013


En tout dix (10) démissions ont été à ce jour enregistrées dans les rangs des nouveaux élus à l’Assemblée nationale. Naturellement le gros lot se recrute au sein du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR).
 
En dehors du cas de l’ancien Président de l’Assemblée nationale et baron du système passé à l’opposition Dahuku Péré, les électeurs ont été surpris de voir certaines personnalités figurer sur les listes de candidatures dans le cadre des élections législatives du 25 juillet 2013. Il ne faisait aucune illusion, que la plupart, n’étaient pas partis pour siéger au sein de la Représentation nationale.
 
Dans le lot, on note des ministres dont certains ont profité de leur position pour investir dans leur circonscription électorale, mais aussi des directeurs de sociétés et autres tenants de postes jugés « juteux » à la tête des sociétés d’Etat. Tous dont certains ne sont pas des militants actifs au pouvoir, ont été sollicités, pour peu que les informations leur créditent une dose de popularité dans leur milieu.
 
Mais aussi, ses personnalités sont sollicitées pour leur surface financière. Ce qui n’est pas sans encourager des pratiques de détournements des ressources des sociétés dont ils ont la charge. Le cas le plus parlant est celui de l’éternel Directeur général de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO). Une société prospère dont on peine à voir les réalisations et la contribution au budget national, à hauteur de ce qui se fait dans les pays de la sous-région par les sociétés analogues.
 
Pourtant, les jeux de hasard sont réputés pour détruire la vie de certains citoyens qui s’y adonnent.
 
Mais Pekemsi Kudjow-Kum, premier des démissionnaires des députés élus au profit de Dahuku Péré, semble être l’actionnaire majoritaire de cette société d’Etat. Beaucoup ont pensé que le fait pour Faure Gnassingbé de positionner certaines personnalités sur la liste des candidats à la députation, est une manière subtile pour lui de les enlever de la tête des sociétés, pour en nommer d’autres. Que nenni ! En dehors des ministres reconduits ou des députés élus mais nommés ministres, les éternels préposés aux « postes juteux », ont reçu la permission de démissionner pour retourner à leur poste.
 
D’autres qui ont accepté d’être candidats du parti au pouvoir, lorgnant un poste ministériel, se sont vus bloqués à l’Assemblée nationale pour l’instant. Sur les dix démissions, on compte neufs (09) du côté de UNIR et un (01) de l’UFC.
 
koaci
 

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