Togo : la solution de la crise togolaise est le départ de Faure GNASSINGBE



« L’avenir politique de Faure Gnassingbé, un paramètre important pour la sortie de crise » a été sujet à débat lors d’une émission sur Nana Fm, une radio locale qui avait pour invité Nathaniel Olympio, Président par intérim du Parti des Togolais, parti membre de la coalition des 14 partis de l’opposition. Le départ immédiat de Faure Gnassingbé est-il la ou l’une des conditions pour le dénouement de la crise que traverse le Togo depuis le mois août dernier ?
 
Départ immédiat ou maintien jusqu’en 2020 de celui qui est la source des frustrations que vivent les Togolais et de leurs revendications, la question est sur toutes les lèvres. Si du côté d’UNIR (parti au pouvoir), le maintien de Faure est la condition pour engager une quelconque procédure, une position qui serait partagée par certains chefs d’Etat africains, l’opposition ne l’entend pas de cette oreille.
 
Ce serait inadmissible voire impossible de revenir aux Togolais après cette lutte engagée, ces multiples sacrifices et leur dire que la solution est que Faure soit au pouvoir jusqu’en 2020, fin de son mandat actuel. Et même si c’est le cas, « chat échaudé craint l’eau froide ».
 
Qu’est-ce qui garantit au peuple togolais que Faure Gnassingbé respectera cette fois-ci et pour la première fois sa parole ? A chaque fois, c’est le même processus : crise, interventions des chefs d’Etat, semblant d’engagement du régime de faire des réformes après l’élection et c’est le statu quo. Ce mardi, c’est le schéma qui se dégage des propos d’Allassane Ouattara lors du mini-sommet au Niger.
 
Nathaniel Olympio a rappelé que c’était « le cas en 2007, en 2010 et en 2015 et le chef de l’Etat ne respecte pas ses engagements… et met ses pairs en difficulté ».
 
« Aujourd’hui le peuple est extrêmement prudent. Qu’on lui dise, écoutez, la solution est de maintenir le statu quo sans autre forme de procès, de maintenir le Chef de l’Etat comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait pas de contestation, c’est comme toute cette lutte du peuple togolais passe en perte de profit », a-t-il indiqué.
 
Et d’ajouter : « Ce serait difficile pour moi d’aller devant mes militants, devant des Togolais et de leur dire que la solution à cette crise c’est de maintenir le Chef de l’Etat. Il faut qu’on tienne compte de ce que veut le peuple togolais. Ce régime ne montre pas qu’une alternance peut s’opérer… et veut duper le peuple… ».
 
Il faudra trouver une « solution globale qui tienne compte de l’environnement dans lequel nous vivons aujourd’hui », a souligné Nathaniel Olympio.
 
Pour l’heure, aucune volonté manifeste du régime de trouver une solution à cette crise. Les forces de l’ordre et les miliciens sont aux trousses du peuple qui réclame sa liberté. Tout compte fait le slogan qui revient ces derniers jours est celui-ci : « la lutte populaire est invincible »!
 
Envoyer par Azea Montu