Togo / SOUDOU MA SOURDE DOULEUR : « Seuls vivent les morts dont on chante le nom »

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« Dormez ô Morts! Et que ma voix vous berce,
ma voix de courroux que berce l’espoir ».
L. S. Senghor
Il y a 26 ans (05 mai 1992 – 05 mai 2018), les séides du dictateur Eyadema Gnassingbé perpétraient l’odieux attentat de Soudou, attentat qui a coûté la vie à plusieurs patriotes togolais dont le Dr Marc Messan Atidépé. Afin de briser le mur de l’oubli, le Mouvement Patriotique du 05 octobre (MO5) tient à rendre hommage à leur mémoire de Martyrs, à travers ce poème (MARC MESSAN ATIDEPÉ) que j’ai écrit en mai 1992, et publié la même année dans le journal LA LETTRE DE LA NATION.
 
MARC MESSAN ATIDEPÉ
De nouveau me monte au front ton nom
Qui donne vie aux rêves orphelins
De nouveau me viennent à l’esprit sept syllabes, sept voyelles
Qui donnent espoir à la Nation de demain
Ehwééé ! C’est le cinquième mois, le cinq mai
Tu as sacrifié le plus cher pour le nécessaire
Tu es rentré dans la douceur des Martyrs
Une hysope rouge à la gorge
Qui a dit que Soudou ne sera pas doux
Pour toi qui a goûté à toutes les souffrances?
Qui donc a dit que Soudou ne sera pas si doux
Pour toi qui a goûté à toutes les offenses?
Ton sang n’est point futile, ô Marc!
Il nourrit les hommes aux rêves nobles
Montre alors les embûches de ces rêves
Toi désormais présence éloignée
Que me soit prêtée l’échelle de Jacob
Mais aussi des mains sages pour t’apporter
Ces messages de renaissance et de reconnaissance
Ô Marc, marque bien la classe oublieuse !
Eloi Koussawo, Lomé, mai 1992.
 

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