Togo : Un nouveau président pour la CENI…

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La Coalition des 14 partis de l’opposition n’entend pas travailler avec l’actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Kodjona Kadanga. Elle exige la mise en place d’un nouveau bureau, de façon consensuelle avec les représentants du pouvoir, conformément au Code électoral.
La rencontre du Comité de suivi du 23 septembre 2018 a acté la recomposition de la CENI. 8 représentants pour la Coalition des 14 et 8 pour la majorité au pouvoir. Et donc pour Me Paul Dodji Apevon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR, membre de la Coalition des 14), il faut maintenant que les deux parties s’asseyent pour élire un bureau pour l’institution.
« Lorsque nos représentants vont à la CENI, ils prennent contact avec les autres représentants désignés par l’autre côté. Il faut qu’ils s’asseyent pour élire leur bureau. On ne peut pas dire aujourd’hui qu’il y a un bureau existant et que les 8 membres vont siéger sans recomposer le bureau, puisque les dispositions du Code dit que si une sensibilité a la présidence, la vice-présidence est donnée à l’autre sensibilité. Ce qui indique nécessairement que le bureau de la CENI doit être recomposé », a indiqué le président des FDR.
A défaut de confier la présidence à l’opposition, la Coalition demande que ce poste revienne à une personnalité neutre. Pour Me Apevon, si tout ce travail n’est pas fait, mais qu’on demande aux Togolais d’aller se faire recenser, c’est qu’il y a quelque chose qui se trame dans cette institution. Il n’est donc pas question d’organiser le recensement sans ce travail préalable, surtout que le Comité de suivi a donné jusqu’au 30 septembre pour l’effectivité de la recomposition de la CENI.
« Lorsque nous sommes dans la CENI, nécessairement nous devons être dans les CELI. On nous a donné jusqu’au 30 septembre pour désigner nos membres. Lorsqu’on les désigne, c’est ensemble qu’on doit régler le problème de notre présence dans les CELI et dans les Comité de Listes et Cartes (CLC). Vous savez que c’est devant ce comité que se déroule le recensement dans nos localités. Si on n’est pas présent, comment on va faire ? Notre présence suffit-elle seulement d’aller entériner ce qui se fait actuellement ? Il y a quelque chose d’incongru dans ce qui est en train de se faire », a souligné Me Dodji Apevon.
Si le régime a la volonté d’organiser de bonnes élections, a-t-il poursuivi, il doit arrêter cette course. « Ce qui va se faire le 1er octobre va être de la mascarade. C’est ce que nous dénonçons. Nous l’avons dit aux ambassadeurs du groupe des 5 pour qu’eux aussi, s’ils veulent aider les Togolais à organiser des élections crédibles, qu’ils arrêtent ce qui est en train de se faire pour qu’on prenne une pause et qu’on recommence à faire quelque chose de correct », a-t-il dit.
 
icilome
 

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