Togo : un parti somme la CEDEAO d’arrêter de cautionner le régime de Gnassingbé

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Les termes employés ce mardi par le Mouvement du peuple pour la liberté (MPL) pour interpeler la CEDEAO sur la crise togolaise, n’ont pas du tout été tendres. En conférence de presse, le parti de Pascal Adjamagbo a sommé l’institution sous régionale de sortir de son ‘silence complice’ à l’égard du pouvoir de Faure Gnassingbé.

Pour cette formation politique, la 3ème réunion du comité de suivi qui se déroule actuellement à Conakry, doit être le lieu pour la CEDEAO de prendre clairement des mesures ‘contraignantes’, de dire la vérité au régime en place au Togo, puis d’exiger la libération de tous les détenus politiques à une date bien indiquée.

« C’est la dernière sommation que nous faisons à la CEDEAO. Si elle ne fait pas fi de sa complaisance à l’égard du régime, nous appelons le peuple à prendre ses responsabilités », a déclaré Pascal Yigbé, secrétaire général adjoint du MPL.

Au MPL, on dit n’être pas dans la dynamique de marche comme la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. « Lorsque nous appellerons le peuple à sortir, nous aurons le résultat escompté avant de rebrousser chemin. Lorsque la CEDEAO nous appellera, nous ferons la sourde oreille », a lancé M. Yigbé.

Au cas où l’institution sous régionale présidée par le président nigérian, Muhammadu Buhari ne le sait pas, insiste-t-on au MPL, le problème togolais a pour nom, les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales et la libération sans condition des détenus politiques.

« Nous ne comprenons pas pourquoi la CEDEAO fixe une date pour les élections mais elle n’a pas fixé de date pour les réformes et la libération des détenus politiques. Des miliciens ont opéré à visage découvert dans ce pays mais ils ne sont inquiétés de rien et ce sont d’honnêtes citoyens qui ne sont pas pour la gouvernance actuelle qu’on décide de mettre en prison. C’est inadmissible », pense-t-on au MPL.

Ledit parti demande à la CEDEAO de corriger son ‘erreur’ de 2005, de faire respecter par le parlement togolais la décision du comité de suivi relative à la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Il faut, souligne le parti de Pascal Adjamagbo, que la CEDEAO fasse arrêter immédiatement la mission des 2 ‘prétendus’ experts électoraux.

Le MPL n’est pas à sa première sortie médiatique. Il est le seul parti politique togolais qui a donné à la CEDEAO une note de 0/20 pour la feuille de route dont elle a doté le Togo pour une sortie de crise. Selon ces Togolais, cette feuille de route brille par sa partialité (absence de contrainte contre le pouvoir) et ses recommandations souffrent d’une dangerosité potentielle.

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