Togo : victime d’un vol de moto, un lycéen se donne la mort par pendaison


suicide


Victime du vol d’une moto prêtée par un ami, l’élève Anani K., 19 ans, déboussolé, s’est pendu dans sa chambre.
Le drame s’est déroulé à Tsévié-Adiakpo, environ une trentaine de kilomètres de Lomé. La victime est un élève en classe de 3e au CEG Tsévié Ville 1. Vendredi dernier, il a été aperçu dans la matinée en pleine forme par des proches. C’est au soir que, le corps sans vie de l’élève resté suspendu par une corde dans sa chambre, a été découvert.
 
Selon les informations auprès de sa famille, avant d’en arriver-là, le jeune Kossi est en bonne santé. Il ne développe aucun signe de trouble mental.
 
Pour faire face à la nouvelle rentrée scolaire, démarrée au Togo ce 17 octobre, Anani Kossi a pris la moto d’un de ses amis pour faire zémidjan pendant les vacances afin de pouvoir payer ses fournitures scolaires.
 
Ce métier de conducteur de zémidjan, Anani Kossi le pratiquait encore jusqu’au dimanche 09 octobre dernier ; quand il a été victime de vol par des bandits coupeurs de route.
 
Son ami, propriétaire de la moto, a exigé de Kossi, qu’il fasse tout pour lui payer une autre moto. Malgré l’état de pauvreté de son oncle, ce dernier s’est porté garant pour payer une nouvelle moto. On n’en était là quand le 14 octobre, au grand désarroi de son entourage, Anani Kossi s’est donné la mort par pendaison dans sa chambre.
 
Banalité
 
Le bi-hebdo « Le Correcteur » de ce lundi, cite le frère du défunt : « Anani a pris la moto d’une connaissance pour faire zémidjan pendant les vacances afin d’aider son oncle chez qui il vit dans l’achat de ses fournitures. Malheureusement, il a été dépossédé de la moto par des malfrats. »
 
« On ne sait pas ce qui s’est passé dans la tête de Kossi ce matin (ndlr : matin du 14 octobre). » Il a été dans la chambre quand il est parti labourer derrière la maison. Le temps de revenir, il retrouve son frère mort pendu.
 
Les motivations de cette pendaison restent inconnues. La famille n’étant pas en mesure d’expliquer le geste du lycéen.
 
Le jeune élève est originaire du canton d’Abobo dans la préfecture du Zio. Il était à Tsévié chez son oncle pour ses études.
 
Au Togo, la pendaison devient un fait banal. D’août à octobre de cette année, l’on dénombre près de 4 pendaisons. La première pendaison qui a alimenté les débats est celle d’un douanier à Didogomé.
 
ctualité: Afrique A