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Tortures, Simulacres d’exécutions sommaires et Injuste au Togo : Un Rapport de la LTDH épingle de nouveau le régime Faure/RPT-UNIR

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gauche, une jeune femme blessée à la tête en août 2017 et à droite, un homme blessé par balle en septembre 2017, tous deux par la soldatesque de Faure Gnassingbé lors des séries des manifestations prodémocratie qui ont secoué le pays pendant cette période | Photos : DR
gauche, une jeune femme blessée à la tête en août 2017 et à droite, un homme blessé par balle en septembre 2017, tous deux par la soldatesque de Faure Gnassingbé lors des séries des manifestations prodémocratie qui ont secoué le pays pendant cette période | Photos : DR

Fidèle à sa lutte pour l’enracinement de droits de l’Homme au Togo, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a rendu public, ce 18 novembre 2019 un rapport sur les cas de tortures et de violences policières dans le pays. Dans ce rapport intitulé « Togo : Tortures et simulacres d’exécutions sommaires croissent à l’ombre d’une justice injuste », la LTDH expose la situation des droits de l’homme dans le pays, situation qui selon le rapport reste toujours inquiétante vu que les pratiques de tortures et exactions commises par les forces de l’ordre sur les citoyens font partie du vécu quotidien des populations et particulièrement celle des milieux carcéraux.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, association née des luttes des années 90 pour l’avènement de la démocratie, est toujours restée attentive à l’évolution de la situation des droits de l’homme dans le pays. C’est pourquoi elle sort périodiquement des rapports pour alerter l’opinion nationale et internationale sur les questions des droits de l’homme au Togo. C’est ce qu’elle a encore fait ce lundi 18 novembre 2019, en rendant public son rapport « Togo : Tortures et simulacres d’exécutions sommaires croissent à l’ombre d’une justice injuste » présentant la situation des droits de l’homme comme délétère. L’objectif est également de sensibiliser et de mettre à la disposition des citoyens un guide pratique de lutte contre les violences policières.

Après analyse du contexte actuel du Togo où les dérives policières et les bafouements des droits humains tant combattus depuis plusieurs décennies ont fait leurs grands retours suite surtout aux événements du 19 août 2017, la LTDH juge nécessaire d’impliquer la population dans la lutte contre les violences policières en servant à travers ce rapport, de repère en cas de violations de leurs droits. « Le mépris des autorités par rapport aux violences policières et aux traitements inhumains infligés aux victimes, oblige la LTDH à prendre cette initiative » peut-on lire dans le rapport. Le pouvoir qui en réalité devrait être le garant des droits de l’homme, reste inactif dans un silence complice face à ces violences commises sur la population.

Les bavures policières, atteintes à l’intégrité physique des citoyens deviennent de plus en plus fréquentes comme en témoigne les exactions commises sur les responsables de la Synergie des Elèves et Etudiants du Togo (SEET) à kara dans le cadre de cette association estudiantine. Et les autorités en chargent de la sécurité ne disent mot. Pour la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, les forces de sécurité ne font que le jeu du régime. Les traitements inhumains et dégradants infligés à la population visent à instaurer un climat de terreur pour tuer dans l’ombre toutes velléités de contestation du pouvoir. « Il convient de souligner que ces bavures deviennent de plus en plus graves ces derniers temps, comme si les forces de sécurité voulaient instaurer un climat de terreur au sein des populations » indique le rapport.

La situation dans les milieux de détentions est encore plus alarmante. Les conditions des détenus sont à déplorer. Les prisonniers sont souvent victimes de traitements inhumains et dégradants. Selon le rapport, les cas de torture physique ou corporelle sont légion avec des auteurs bien connus qui demeurent impunis alors même que le nouveau code pénal en fait un crime. Ces violations des droits de l’homme sont d’une certaine gravité et interpellent les autorités en charge de la sécurité.

Il est donc inadmissible qu’aujourd’hui l’on compte les cas de tortures dans le pays ; malgré toutes ces années de luttes. Ce rapport vient donc à point nommé pour appuyer les recommandations formulées par les organisations onusiennes, les organisations des droits de l’homme et le rapport de la Tortures sur les cas d’allégations dans le pays.

Amos Dayisso

Source : L’Indépendant Express

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