Transport/Le grand contournement de Lomé : De la nécessité d’ériger les dos d’âne pour limiter les accidents mortels

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Le ministère de la Sécurité et de la protection civile a dressé la semaine dernière, le bilan des accidents survenus sur nos routes au cours du premier semestre de l’année 2020. Le bilan est lourd : 241 morts dans 2627 accidents de circulation. A part la nationale N°1, le grand contournement enregistre aussi beaucoup d’accidents avec son cortège de désolation.

Sur les 2627 cas d’accidents de circulation qui ont fait 241 morts et 3734 blessés ; 68% de ces victimes (164 morts) sont dus aux accidents causés par les engins à deux roues. Voilà le bilan dressé par le ministère de la Sécurité sur les accidents enregistrés sur nos routes de janvier à juin 2020. Parmi ces cas d’accidents, un nombre important est survenu sur la route de contournement que d’aucun qualifie de « route de la mort ». Il ne se passe ainsi de jour où on n’enregistre d’accident grave voire mortel sur la route de contournement. Il suffit de faire un tour chez les sapeurs-pompiers pour faire en le constat, d’ailleurs cela ressort dans les statistiques que le ministère de la Sécurité a publiées. Ainsi cette route de contournement, au lieu de donner de la joie aux usagers ou aux riverains, produit plutôt le deuil ou des drames, les usagers qui traversent cette voie par imprudence, les conducteurs de véhicules ou pilotes de motos qui roulent à tombeau ouvert causent habituellement des accidents qui se soldent malheureusement par des pertes en vies humaines. Les superstitieux les plus alarmistes pensent à tort que cela s’explique par le fait que des cimetières ont été déplacées lors de la construction de cette route.

Mais selon les statistiques c’est l’excès de vitesse et l’imprudence qui causent ces drames sur cette voie construite pour contourner la ville et éviter les embouteillages que l’on rencontre sur certaines routes de Lomé. Mieux certains conducteurs de véhicules et des deux roues indélicats roulent à des vitesses excessives transformant la chaussée en hippodrome ou à des pistes de formule 1 et à la rencontre d’un éventuel obstacle, ils perdent le contrôle de leur véhicule ou engin. Le même constat a été fait par le ministre en charge des Transports ZouréhatouKassa-Traoré. Selon le ministre, les principales causes restent les mêmes : excès de vitesse, non-respect des feux de signalisation, conduite en état d’ébriété, refus de priorité, dépassement défectueux, défaut de maîtrise, ou encore le stationnement sans signalisation. Des ralentisseurs pour contraindre la limitation de vitesse Entre les deux ponts c’est-àdire celui de Kégué et celui d’AgoèZongo, pas de ralentisseurs ni feux de signalisation pouvant contraindre les automobilistes et les conducteurs de motos indélicats à observer des arrêts par endroit ou à ralentir. Aussi on constate amèrement une absence totale de panneaux de signalisation. Pire certains chauffards avec l’excès de vitesse percutent et endommages les poteaux des lampadaires qui servent à éclairer cette route que d’aucuns qualifient à tort ou à raison de « route de la mort ».

 Le ministère des Infrastructures et des Transports doit obligatoirement et impérativement ériger des dos d’ânes sur le grand contournement. C’est d’une urgence capitale car cela va de la vie de tous les usagers. On ne peut pas vouloir faire plaisir à la population de Lomé par la construction de cette voie de contourne et que cela produise l’effet inverse. La ministre est donc interpelée pour l’érection des dos d’ânes pour que les camions remorques, les véhicules, les engins à deux roues ou à trois roues soient obligés de freiner ou de ralentir, cela réduirait considérablement le nombre de morts que l’on enregistre malheureusement sur cette voie.

Joachim Loko

Source : Dounia le monde

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