5000 enseignants volontaires sans salaire depuis le 29 janvier 2014 dans la détresse

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Florent_Manganawe
Florent Maganawé


Enseignement primaire
 
Le 14 novembre 2013, 5.000 enseignants volontaires ont été appelés en renfort à l’enseignement primaire à travers un concours de recrutement. Mais depuis leur affectation le 29 janvier 2014, les salaires n’ont pas été versés plongeant ainsi ces enseignants dans une situation de précarité.
 
Pour combler le déficit d’effectif en personnel enseignant du primaire, il a été organisé en 2013 un concours de recrutement des enseignants volontaires. Environ 5.000 professionnels de l’enseignement ont été recrutés à l’issue d’un concours organisé dans plusieurs villes du pays. Le 14 novembre 2013, les résultats ont été rendus publics, faisant de ses enseignants des travailleurs officiant sous l’autorité du gouvernement togolais. A l’époque, plusieurs organisations syndicales de l’enseignement avaient salué ce qu’elles avaient qualifié de « bouffées d’oxygène ». « Aujourd’hui, certains enseignants volontaires ont un salaire de 90.000 FCFA pour toute l’année. Ce qui n’est pas normal. Nous avons trouvé cela injuste et nous avons fait des pas vers les autorités pour qu’un concours soit lancé à ce corps. Aujourd’hui, c’est chose faite», s’était réjoui à l’époque le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’enseignement du Togo (Syntet) Ayité Abaglo.
 
Malheureusement, pour les cinq mille enseignants volontaires, c’est la croix et la bannière. Alors qu’ils croyaient leur misère à son terme, la situation que vivent ces enseignants frôle la catastrophe et les témoignages qu’ils rendent sont poignants. En effet, depuis leur redéploiement le 29 janvier 2014, les enseignants volontaires n’ont jamais été payés et sont livrés à eux-mêmes. « Nous avons été recrutés, mais depuis nos salaires n’ont jamais été versés. C’est tout comme si le gouvernement ignore le travail que nous abattons. Ce n’est pas du tout facile », explique un enseignant volontaire, que nous avons rencontré.
 
Les conditions de vie et de travail des enseignants volontaires est loin d’être enviable, surtout côté finances où ils sont des milliers à trainer derrière eux de grosses dettes. « Cela fait déjà neuf mois que nous n’avons pas touché nos salaires alors que nous avons des responsabilités vis-à-vis de nos enfants. Plusieurs collègues nous ont raconté qu’ils ont des arriérés de loyer et cela engendre des problèmes avec les propriétaires des maisons. Je ne sais pas si l’Etat nous pousse au vol, mais une telle situation c’est indigne de notre pays en ce 21ème siècle », a déploré un autre.
 
Des démarches devront être faites envers les autorités afin que le problème soit réglé et qu’à l’orée des fêtes de fin d’année, les enseignants volontaires retrouvent le sourire.
 
G.A.
 
source : Liberté Togo
 

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