Arrestation du député Targone : Me Dodzi Apévon dit avoir peur pour l’avenir de ce pays

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L’arrestation du député Targone Sambrini Wakin fait déjà couler de l’encre. Intervenant dimanche sur les ondes de la radio Nana FM, Me Dodzi Apévon, président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), parti membre de la Coalition dont est également issu le député arrêté, a affirmé qu’il a peur pour l’avenir de ce pays.

 

« Nous avons peur pour demain, pour l’avenir de notre pays. On nous rabat tout le temps les oreilles que le chef de l’Etat est un homme de paix mais les actes posés n’ont rien à voir avec la paix », a-t-il déclaré avant d’ajouter que le député Targone n’est pas tombé d’un « arbre ».

 

« Penser que ceux qui écoutent à Dankpen aujourd’hui qu’indûment leur frère a été arrêté parce qu’il veut défendre leurs intérêts, ils vont applaudir pour dire qu’ils sont contents, ils ne le seront pzas. Il est vrai que les gens ont la force brute de les faire taire, les museler en utilisant les méthodes classiques, mais lorsque le mécontentement court ici et là, c’est un faisceau qui risque de provoquer ce que cela peut provoquer », a-t-il prédit.

 

Autre sujet abordé par le président du CAR, les conditions dans lesquelles les partis d’opposition parlementaire ont quitté la table des discussions du dernier dialogue.

 

Selon lui, depuis la fin des discussions du dialogue politique tenu entre les partis politiques parlementaires entre le 19 mai et le 3 juin 2014, le débat s’est instauré pour savoir quelle partie, l’opposition ou le pouvoir a fait capoter le dialogue.

Me Apévon a tenu à rappeler que les débats étaient déclarés « clos » par le facilitateur avant que les partis de l’opposition ne quittent la salle discussions.

 

« Nous avons quitté la table de négociations, nous n’avons pas quitté les discussions. Lorsque nous avons quitté, les débats étaient déjà clos par le facilitateur Mgr Barrigah qui a bien signifié qu’on ne parlera plus de dialogue ou d’un point inscrit. Ce n’est que sur le problème de l’adoption du rapport que nous sommes partis. C’est injuste le fait de vouloir faire croire aux gens que l’opposition a quitté les discussions, c’est pour cela que le dialogue a échoué », a-t-il clarifié

 

Telli K.

 

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