Bawara : « tous les sujets, quels qu’ils soient, nous les aborderons »

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Tous les sujets seront abordés au cours du dialogue politique qui s’ouvre dans les prochains jours au Togo, même celui concernant le départ du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis bientôt 13 ans.

C’est ce que le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara, point focal du gouvernement, a annoncé ce lundi sur Africa 24. « Nous n’allons empêcher personne de mettre sur la table de discussion quelque sujet que ce soit. La majorité présidentielle va à ce dialogue avec un esprit constructif, d’ouverture et la volonté de parvenir à des compromis qui soient dans l’intérêt du Togo », a-t-il déclaré.

L’essentiel, a-t-il ajouté, « c’est de voir où se situe l’intérêt de notre pays ». Il dit même accorder le bénéfice de la ‘bonne foi’ et de la ‘bonne volonté’ à ses interlocuteurs de l’opposition. « Je pars de l’idée que l’opposition est de bonne volonté et qu’elle sera de bonne foi, qu’elle est désireuse d’apporter sa contribution à la réalisation des réformes », a-t-il précisé.

Le ministre a-t-il changé de fusil d’épaule ? Tout porte à croire puisque le 7 février dernier, sur un site d’informations, le même ministre affirmait que « le dialogue politique doit se dérouler dans le respect des institutions démocratiques et de l’ordre constitutionnel ».

Plus loin encore, c’est-à-dire en début de mois de janvier 2018, le conseiller du président de la République, Christian Trimua disait dans une émission de grande écoute sur une radio que le chef de l’Etat est au-dessus du dialogue.

Mieux, il affirmait ceci : « nous n’irons pas à un dialogue pour négocier le départ immédiat ou un engagement futur du chef de l’état à partir, il faut que les gens sortent cela de la tête ».

Abordant la question des grèves dans les secteurs de l’éducation et de la santé, Gilbert Bawara n’est pas passé par quatre chemins pour dire qu’il y a une volonté d’instrumentalisation de la situation politique.

« Il y a une situation politique qui est en train d’être gérée et parfois il y a des responsables syndicaux qui se disent que les autorités seraient fragilisées par la situation politique, c’est le moment de monter les enchères. Cet esprit-là existe aussi au Togo », a-t-il déclaré.

En attendant de voir clair dans ce qu’il paraît comme un changement de ton chez ce ministre qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour dire ce qu’il pense, le dialogue politique s’ouvrira officiellement le 19 février prochain.

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