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Bè, l’oublié de la politique des grands chantiers de Faure Gnassingbé

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Depuis cinq ans le Togo est en chantier. Ces travaux qui concernent prioritairement les infrastructures routières ont embellie considérablement Lomé et certaines villes de l’intérieur du pays leur donnant un visage nouveau. A l’intérieur du pays, fait notable, les pistes rurales n’ont pas été ignorées.
 
Mais c’est surtout à Lomé que ces travaux ont été remarquables. Les routes qui étaient des nids de poules contraignants les voitures à rouler sur le passage réservée aux piétons et ces derniers à marcher sur la chaussée ont été refaites. Et même les routes en latérite importées par M. Gilbert Fossoun Houngbo, l’ancien Premier ministre ont cédé la place à des routes goudronnées bien éclairées.
 
Tout Lomé ou presque a été quadrillé par ces chantiers et même les quartiers des banlieues nord de Lomé à l’instar d’Agablépédogan, Adido-Adin, Cacaveli,…ont connu leurs routes flambant neuves qui défient parfois celles du centre ville par leur largeur.
 
Mais voilà dans ce vaste chantier un quartier semble ignoré par les chantiers de Faure Gnassingbé. Il s’agit du quartier Bè. Depuis que ces chantiers ont commencé aucune route passant par ce quartier considéré comme fief de l’opposition n’a reçu un coup de pioche. Le premier quartier de Lomé paie-t-il son supposé soutien à l’opposition ?
 
Il serait difficile de le dire. Mais la réalité est là aussi grande qu’un nez dans le visage. Ce qui est sûr, il est difficile d’accéder à ce quartier en saison pluvieuse. Le boulevard Houphouët-Boigny est souvent impraticable en saison de pluie à la lisière du marché de Bè car de grandes étendues d’eau jonchent la voie obligeant les usagers de la route à des détours.
 
L’autre voie qui traverse le quartier Bè en deux, de l’océan atlantique vers l’aéroport, le boulevard Augustino, est aussi laissée en piteux état. Elle est jonchée de nid de poule. A chaque fois, on voit des jeunes désœuvrés essayant de colmater les brèches par des vieux briques et du ciment et en rackettant les usagers à leur faire des « gestes ». Mais très souvent, ils ne partiront pas avant que la situation ne redevienne à celle antérieure.
 
Bè-Kpota par où passe la majeure partie des gros camions remorqueurs venant du port autonome de Lomé, fleuron de l’économie nationale, pourtant construit sur les terres des Bè, ne connaitra pas un sort meilleur. Il fallait voir par quelle alchimie ces engins se démerdent pour traverser la zone de Bè.
Et pour les touristes qui visitent le pays par l’aéroport international de Lomé, construit également sur une terre des Bè, avant de rallier l’hôtel Sarakawa traversent le quartier Bè s’offre à leurs yeux la pauvreté des habitations.
 
Si les voies ne sont pas en bon état, qu’en sera-t-il des feux de signalisation ?
Sur la plupart des artères de la ville de Lomé non dotés de feux de signalisation, les forces de sécurité viennent à la rescousse en régularisant la circulation aux heures de pointes. Mais aller au rond point de Bè Yéssouvi, vous verrez que c’est un monsieur dans un accoutrement bizarre qui joue ce rôle.
Tout semble indiquer que le quartier populeux de Bè est laissé exprès dans cet état car rien n’explique sa situation. C’est là où des mobiles politiques sont avancées car ce quartier a été toujours à la tête des mouvements de contestations contre le régime en place et ce depuis les années 1990.
 
Le divorce entre Eyadema et les Bè date d’après la conférence de Baule. Ce divorce est surtout lié à des problèmes de terres. Les descendants de Dzitri reprochent au régime l’expropriation aux fins d’utilité publique de leur terre sans dédommagement. Eyadema pour les faire taire n’hésite pas de temps en temps à recourir à des manipulation politique d’ un de leur fils qu’il nomme ou délègue pour calmer ses frères.
A l’arrivé de Faure Gnassingbé n’a pas solder ce différend. Comme son géniteur, il a use aussi du dilatoire ou du faux-fuyant. C’est ainsi qu’en janvier 2012, lors du tout premier conseil des ministres de l’année, il a installé une commission chargée de se plancher sur les problèmes d’expropriation des Bè . Mais depuis lors cette Commission n’a été qu’un effet d’annonce, elle n’a jamais travaillé.
 
Humilié, appauvrit, les Bè n’ont plus que la révolte et la contestation du régime pour se faire entendre car ne dit-on pas souvent « Qui sème la pauvreté récolte la révolte » ?
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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Publié le 11 mai 2015


Catégorie(s) : Société
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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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