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Boni Yayi donne une leçon de conduite à Faure Gnassingbé

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C’était presqu’un coup de théâtre mardi, lorsque dans un message à la nation, le Président du Bénin, Thomas Boni Yayi déclarait pardonner à Patrice Talon, l’homme d’affaires béninois qui était accusé, pendant 18 longs mois d’avoir tenté d’empoissonner le Président de la République.

La mesure a aussitôt été saluée de par le monde, tant cette rocambolesque affaire qui a mis en transe toute la justice béninoise, avait fini par plonger la démocratie béninoise dans une léthargie et une torpeur qui frisaient réellement le ridicule.

Le Président de la République en personne, principal plaignant, avait été longuement humilié par la justice de son pays lorsque celle-ci a rendu par deux fois successives, des arrêts audacieux déclarant un non-lieu dans cette affaire.

Dos au mur, Thomas Boni Yayi s’était vu obligé d’instrumentaliser au plus haut point la Cour Suprême de Porto-Novo, pour obtenir la cassation des deux arrêts qui anéantissaient la rage viscérale que ce dernier nourrissait contre son ami et bailleur d’hier qu’est Talon.

Mais malgré cette forfaiture forcée à coup de millions et de montages, Thomas Yayi Boni n’avait aucune assurance de pouvoir gagner un quelconque procès contre Talon dans cette affaire. Bref, le Président de la République du Bénin a vite compris qu’il s’était embarqué dans un bateau dont il ne maîtrisait plus ni l’itinéraire ni la destination. C’était donc un périple de tous les risques, de tous les dangers et de tous les imprévus.

Et donc, en homme d’Etat ayant une haute conscience de sa responsabilité vis-à-vis de son pays et de son peuple, en tant qu’homme sensé ayant à cœur la crainte de Dieu, il a choisi, courageusement de mettre fin à cette aventure. C’est vrai, il a prétexté de la médiation menée par des personnalités de haut niveau.

Il s’est aussi caché derrière le message que Talon lui a adressé par l’intermédiaire du secrétaire général de la francophonie, pour prendre une telle mesure.

Mais toujours est-il qu’en tant que Chef d’Etat, il lui a fallu un sens aigu de responsabilité et un courage de fer pour décider de ce pardon. Il ne s’est pas laissé saouler par le pouvoir qui se joue parfois de tout bon sens et de toute raison.

Thomas Yayi Boni a donc bien compris qu’il lui fallait préserver l’essentiel, l’image du Bénin et sa démocratie plutôt que de s’oublier indéfiniment dans sa haine et son plan de vengeance personnelle contre Talon au moment où l’identité démocratique du Bénin s’écroulait littéralement et dangereusement.

Il s’agit là, d’un acte politique de très haute portée qui ressuscite le Bénin et le sauve des sentiers battus surtout à la veille de la table ronde des bailleurs sur le Bénin qui aura lieu en juin prochain à Paris.

Mais justement, que demandons-nous depuis des années à Faure Gnassingbé au Togo ? Exactement la même démarche d’élégance et de responsabilité qui sont propres aux grands hommes, aux hommes d’Etat qui ont une vision et un sens affirmé du sacrifice pour le pays et son peuple.

Au Togo, le fils héritier du feu général a manqué trop de belles occasions pour s’illustrer homme d’Etat. Et beaucoup d’autres occasions sont encore là, pendantes devant les tribunaux sans qu’elles ne fassent frémir le prince héritier.

Comment peut-on comprendre qu’un Président de la République puisse être indifférent à un recours en grâce présidentielle, à lui adressé depuis plus près de trois ans, par son propre frère de sang, dont la mise en cage a été de surcroit initiée et conduite de la manière la plus forcée et la plus illégale possible ?

Il faut peut-être rappeler que Kpatcha Gnassingbé, frère de Faure Gnassingbé, avait été arrêté dans le guérite de l’ambassade des USA au Togo depuis avril 2009 sous prétexte d’un complot contre la sûreté intérieure du pays et que pendant deux ans, ce dernier et ses coaccusés ont été tenus au secret à l’ANR où ils ne voyaient ni lune, ni soleil, ni étoiles.

Et qu’il a fallu deux ans au pouvoir de son frère, pour organiser un artifice de procès qui s’est joué de tout droit de la défense et dont les décisions de condamnations ont été décrétées depuis le palais de la Marina par le prince et ses conseillers pour ensuite être prononcées contre eux par le très sulfureux juge Pétchélibia Abalo.

Mieux, au lendemain de cette prétendue condamnation, le recours formulé par les conseils de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO a clairement révélé que ces derniers avaient fait l’objet de TORTURE et que le procès qui les condamnait à des peines délirantes, était inéquitable et truffé de plusieurs violations de leurs droits.

La Cour est allée jusqu’à empresser l’Etat du Togo de prendre toutes les mesures urgentes et nécessaires pour faire cesser la violation de droits des détenus à un procès équitable.

Mais depuis près d’un an que ce verdict est tombé, le frère est resté impassible. Aucune ligne n’a bougé, au contraire, l’on a pris la mesure absconde de dédommager les détenus pendant qu’ils sont encore gardés en prison.

Quel être humaine doué de bon sens et de raison, peut objectivement comprendre une telle situation où, à la tête d’une supposée République, l’on entretient et promeut exprès la haine, l’esprit de vengeance et le non-droit plutôt que l’amour, le pardon et la justice ?

Mais ce n’est pas tout. D’autres affaires plus rocambolesques, plus puériles sont également initiées de la même manière, par le même sommet de l’Etat, avec des procédures ubuesques, délirantes, démentielles…toujours sans issues.

Nous pensons notamment à l’affaire des incendies et à celle de Pascal Bodjona dans lesquelles le pouvoir de Faure Gnassingbé avance freins à main et la tête totalement dans le guidon.

Pendant ce temps, c’est l’image du pays qui est écornée à tous égards.

Pendant ce temps, c’est l’opprobre qui est jetée sur le pays et ses dirigeants à travers des médias internationaux.

Pendant ce temps, c’est l’économie du pays qui s’effondre et le climat des affaires qui s’étiole et s’alite sous le coup des errements juridiques et judiciaires qui s’opèrent au sommet de l’Etat.

Mais alors, qu’attend Faure Gnassingbé pour faire comme Boni Yayi l’a fait au Bénin afin de se trouver une porte de sortie honorable ?

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Publié le 16 mai 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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