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Djimon Oré trace son sillon

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En 2010, au moment où l’on le découvrait à travers le CV qu’il a présenté aux médias après sa nomination au poste de ministre de la communication, beaucoup de togolais l’avaient assimilés volontiers à un demi lettré.

Et pour cause, le jeune de l’Est Mono n’avait présenté qu’un diplôme de licence en histoire et une attestation de formation de la fondation Konrad Adenauer ainsi qu’un parcours très sommaire d’enseignant répétiteur.

Djimon Oré était vraiment au centre de beaucoup de commentaires, notamment sur son style d’habillement, sur son profile et ses habitudes. Personne ne pouvait à l’époque parier sur la capacité de ce jeune à tenir le ministère de la communication et mieux, à faire valoir son opinion ni au gouvernement, ni devant ses collaborateurs.

Certes, ses présentations à la télévision nationale des communiqués des conseils des ministres ont été très vite interrompues sans doute parce que, non habitué au jeu des caméras et lumières des studios, Djimon Oré n’arrivait pas à s’imposer une étoffe et une allure de vrai ministre vendant à la fois le clinquant et le savoir dire à la télé.

Mais au-delà de ce petit manquement qui n’en est d’ailleurs pas un, Djimon Oré s’est fait le pari de se jouer de ces préjugés que les togolais avaient sur lui. Vaille que vaille, le jeune a fait trois ans au ministère de la communication.

Mieux, il a grimpé des échelons au sein de son parti UFC où il était l’un des principaux vice-présidents et une des voix les plus écoutées non seulement de Fo Gil mais de l’ensemble des militants.

Opiniâtre, tenace, audacieux, téméraire, Djimon Oré a fini par tracer son sillon. Il l’a fait en exprimant ses convictions et sa vision des actions et de la position que devrait prendre l’UFC après les législatives de juillet 2013.

Malheureusement il ne sera pas écouté. Son mentor, Gilchrist Olympio, saisi par le virus de la gloutonnerie et de la gourmandise a fait le choix hasardeux de rallier armes et bagages, le jeune prince. Ce qui ne sera pas du goût du jeune de Morétan qui venait ainsi de se faire élire avec brio, député de l’Est Mono.

L’homme ne s’est pas caché pour contester l’attitude de son mentor de toujours. Il a tout dit publiquement et ouvertement avec une telle cohérence et une telle audace qu’il a fini par émerveiller plus d’un togolais.

Coincé et complètement dos au mur face aux farouches critiques du jeune Djimon et de ses camarades, Fo Gil décide de les exclure de l’UFC.

Mais cela n’a en rien entamé la rage de Djimon d’aller de l’avant. Voilà comment, l’homme est arrivé le samedi dernier à porter sur les fonts baptismaux le Front des Patriotes pour la Démocratie (FPD) son nouveau parti politique, le 103ème du genre au Togo.

Djimon Oré ne s’est d’ailleurs arrêté à la création d’un simple parti politique, il fait aussi des propositions concrètes et intelligentes.

Il pose un diagnostic rigoureux et sincère des maux dont souffre le Togo et invite la classe politique togolaise soit à œuvrer pour une transition politique soit pour trouver un oiseau rare qui serait en mesure de faire gommer la dynastie des Gnassingbé en 2015.

Il sait d’emblée qu’une alternance drue au Togo pourrait se heurter à des embuches sérieuses, notamment dans la gestion de l’administration pourrie depuis des décennies par les Gnassingbé et leur système.

Pour lui, il faudra donc trouver le moyen d’instaurer progressivement et collectivement un nouveau système de gestion et de gouvernance du pays.

Pour tout dire, Djimon Oré est le genre de garçons audacieux qu’il faut pour le Togo. Il ne s’est en rien retardé sur ses faiblesses, il a cru et croit encore en son potentiel.

Il a développé et développe encore une conviction, une façon de voir les choses et de les assumer. Voilà qui le propulse au rang des acteurs de poids sur la scène politique togolaise.

Et à cette allure, Djimon Oré finira par faire oublier totalement tout ce que l’on lui reprochait au départ. Il finira par s’affirmer et se donner une identité propre et remarquée au sein de

l’opinion.

Comme quoi, aux âmes bien nées la valeur n’attend ni le nombre d’années, ni le nombre de diplômes. Il suffit d’apprendre à aller à l’école de la vie et de l’audace pour faire des merveilles. Oré est aujourd’hui une très belle illustration de cette vérité incontournable.

 

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Publié le 12 mai 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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