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Flash info :: | Le coup de force électoral d’avril 2015 au Togo | Selom Klassou a représenté ce vendredi Faure Gnassingbé à l’investiture du président du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, réélu démocratiquement début octobre 2016 (officiel). | Mettre la pression pour les réformes : CAP 2015 en tournée fin août à partir de Tône (nord) | Le match amical Gabon-Togo de fin mai prochain n’aura pas lieu. | Commémoration des 56 ans d’indépendance du Togo: Faure Gnassingbé a ouvert officiellement les portes du Radisson Blu 02 février ce 26 avril 2016.



Du forcing jusqu’au bout

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Jusqu’à l’ouverture vendredi prochain à minuit de la campagne électorale pour la fameuse présidentielle en perspective du 25 avril, Faure Gnassingbé aura tout forcé.Il aura tout violé et tout charcuté sur tout le long pour s’imposer dans le fauteuil de son père sans doute contre le gré de l’écrasante majorité des togolais.
 
En effet, C’est depuis 2006 qu’il aurait dû opérer des réformes politiques qui devraient sortir le Togo de sa torpeur démocratique et assoir les socles d’une démocratie apaisée dans le pays.
 
Il a tout forcé pour ranger de côté ces réformes particulièrement indispensables pour le devenir du Togo et des togolais.
 
Ensuit vint le douloureux épisode du départ de Fo Blaise du pouvoir qui a soulevé tout un tollé sur la question des mandats illimités en Afrique.
 
Le Prince était systématiquement sur la sellette, très exposé par les médiats internationaux comme étant quasiment l’unique cas en Afrique de l’ouest qui fait encore l’exception en ce qui concerne cette limitation des mandats.
 
Là aussi, du fait la mollesse de l’opposition démocratique au Togo et de son incohérence tout à faite criarde, Faure Gnassingbé a pu s’échapper des mailles de la pression internationale, tant la divagation de l’opposition sur la conduite idéale à tenir a laissé perplexe la communauté internationale qui s’est du coup retrouvé en panne d’alternative crédible au Togo.
 
Voilà dans quelles conditions, les puissances internationales ont fini par lever la pédale en fermant les yeux sur le forcing lâche du Prince du Togo.
 
Aujourd’hui, Faure Gnassingbé se retrouve face à quatre candidats dont trois du nord comme lui et un seul du sud, Jean Pierre Fabre.
 
En temps normal et dans des conditions optimales de transparence, l’on peut aisément imaginer que la marge du Prince serait très réduite.
 
Il suffit pour se faire de recourir au score de UNIR aux dernières législatives (29% de l’électorat) et du niveau de dégradation actuelle de la vie des sociale pour se convaincre de ce que le Prince aurait du mal à conquérir les cœurs d’un nombre important de togolais.
 
Mais là aussi, il est fort à parier que le fils-héritier du feu général va forcer à nouveau.
 
Les indices de ce forcing sont naturellement visibles notamment à travers la manière dont le fichier électoral actuel a été cousu.
 
75% des électeurs qui sont attendus dans les urnes le 25 avril prochain ont été enregistrés grâce aux témoignages des illettrés et malléables chefs traditionnels totalement rangés sous la botte du Prince à travers le ministère de l’administration territoriale.
 
Ce qui en clair signifie que la plupart des 3.500 mille électeurs sont des affidés de ces chefs qui ne disposent ni de cartes d’identité, ni de bagage intellectuel leur permettant d’opérer un choix réfléchi et idoine le jour du vote.
 
Le forcing s’observe aussi dans la disposition des candidats sur le bulletin de vote.
 
Suite au choix de la nature reléguant le Prince en dernière position sur le bulletin de vote, ses sbires ont vite fait de réfléchir à une forme nouvelle de positionnement des candidats sur ce bulletin pour offrir au Prince les chances égales avec son adversaire immédiat, Fabre.
 
Ils n’ont que faire de la confusion que cela pourrait semer dans la tête des milliers d’électeurs analphabètes qui, en réalité ne fonctionnent que sur la base des habitudes et des images stéréotypées.
 
Dans tous les cas, n’étant vraiment sûr de rien, le Prince préfère une telle confusion qui lui permettrait de forcer son maintien plutôt que des votes transparents qui le mettraient en difficulté.
 
Ce coup obtenu, Faure Gnassingbé et ses copains se sont alors appesantis sur le bruit médiatique qui consiste à déverser dans des rédactions, des éléments sonores et audiovisuels vantant immodérément les mérites du Prince de la République.
 
Tout cela avec naturellement l’argent du contribuable togolais vachement pillé durant les 50 années de règne d’une même et unique famille sur une supposée République.
 
Le jeu est d’offrir au Prince une longueur d’avance par rapport à ses adversaires politiques en confisquant l’imagerie collective des togolais qui, très souvent considèrent les informations venant des médiats audiovisuels comme des paroles d’évangile.
 
A cette manouvre injuste et naturellement malsaine s’ajoutent les fallacieux coups de pioche du Prince lançant ici et là, de prétendus projets de construction de route et autres initiatives qui ne servent qu’à jeter de la poudre aux yeux des togolais en vue d’offrir à Faure Gnassingbé, l’image d’un leader mue par un devenir heureux du Togo.
 
Au-delà, des multiples gadgets sont mobilisés pour soudoyer et étouffer la réflexion au sein de la masse paysanne au cours de la campagne électorale.
 
Mais si toutes ces gesticulations ne donnent pas comme ils le veulent, le Prince et ses amis ont aussi une formule de rechange, les forces armées. Celles-ci sont suffisamment mobilisées pour transporter, comme par le passé, les urnes et changer leur contenu au cas où les choses tourneraient au vinaigre pour le Prince au soir du 25 avril.
 
Bref la machine du forcing par la force brute et les manœuvres dilatoires est bien en place pour garantir au fils d’Eyadema les chances de son maintien au pouvoir.
 
A supposer que toutes ces manœuvres en viennent effectivement à lui réussir, quelle gloire Faure tirera-t-il de son maintien au pouvoir contre le gré de l’écrasante majorité des togolais ?
 
Inversement, si malgré tout ce forcing lâche et indécent, la nature finit par le lâcher totalement, quelle issue se donnera-t-il ? Vraiment pitié !
 
source : togoinfos
 

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Publié le 9 avril 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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