Election au Togo: pourquoi tant de candidats ont-ils jeté l’éponge?

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ls étaient à peine une dizaine à annoncer leurs candidatures et seules cinq personnalités se sont finalement officiellement enregistrés auprès de la Céni pour prendre part à la présidentielle togolaise du 15 avril. Pourquoi les principaux candidats ne veulent-ils pas participer à l’élection ? Réponse des principaux protagonistes.
 
C’est désormais clair : Jean-Pierre Fabre est candidat contre Faure Gnassingbé. Il compte le battre dans les urnes même si on n’opère pas les réformes, puisqu’il compte sur la mobilisation de tous ceux qui veulent l’alternance. « Nous avons confiance dans le peuple togolais qui a soif d’alternance politique, explique Eric Dupuy, secrétaire à la communication de l’Alliance nationale pour le changement, le parti de Jean-Pierre Fabre. Nous avons la certitude que la grande majorité du peuple togolais veut l’alternance politique cette année. »

Non, il faut rester logique avec soi-même, répond quant à lui Alberto Olympio, l’un des tous premiers à avoir déclarer sa candidature. Il ne s’est finalement pas enregistré. Il affirme pourtant ne pas boycotter l’élection, mais Alberto Olympio appelle toute la classe politique à suspendre le processus en cours : « Je ne boycotte pas les élections au Togo. Je dis seulement que s’il doit y avoir élection, celle-ci doit être entièrement transparente. Alors je continue le travail sur le terrain. »
 
Tous dans l’opposition s’accordent à l’admettre : le fichier électoral n’est pas fiable. Mais le Comité d’action pour le renouveau (CAR) va plus loin : il faut les réformes constitutionnelles. « Nous avons dit et répétons que l’élection présidentielle en préparation n’aura pas de sens et n’a pas de sens si les réformes ne sont pas faites, s’agace Paul Dodji Apévon, le président du CAR. Je ne peux pas appeler mes militants aujourd’hui à aller voter pour une élection qui n’a pas de sens ! »
 
La bataille devrait être intéressante, mais beaucoup ont laissé la place à Jean-Pierre Fabre seul. Il lui revient donc de faire ses preuves et de provoquer l’alternance.
 
source : RFI
 

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