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« Il faut repenser la question des élections au Togo », selon François Kampatibe

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Toutes les missions d’observation électorale, quelles soient nationales, régionales et internationales qui ont suivi le processus électoral qui a donné sur le scrutin présidentiel du 25 avril dernier avec la victoire de Faure Gnassingbé pour un troisième mandat de cinq (5) ans à la tête du Togo, ont toutes été satisfaites du processus électoral.
 
A l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) du candidat Tchabouré Gogué, 3ème avec 4,03% des suffrages exprimés, plusieurs conséquences sont à tirer de cette élection présidentielle.
 
« Si on continue de donner du satisfecit à cette élection, si l’on pense que cette élection s’est bien passée et qu’il faut tourner la page sans rien, alors notre pays s’enfonce dans une crise politique doublée d’une crise morale extrêmement grave parce qu’on avalise l’achat de conscience, l’utilisation de la force comme moyens de gagner des élections », a déclaré ce vendredi François Nangbadja Kampatibe, conseiller spécial dudit candidat à cette élection.
 
Le responsable d’ADDI a dénoncé le fait qu’au cours de cette élection, c’est toute l’administration et les forces militaires qui se sont alignées en plus de l’utilisation « extrême » de l’argent pour acheter les consciences.
 
Dans ces conditions, a-t-il regretté, l’élection est non seulement « vidée » de son sens mais, plus grave, la classe politique doit prendre conscience du fait que l’élection au Togo « ne sera plus jamais un moyen pour obtenir l’alternance et pour renforcer la démocratie», a-t-il ajouté.
 
« La communauté internationale ne réagit pas seulement selon les intérêts du peuple mais selon ses propres intérêts et des considérations supra-régionales. Le Togo étant dans un ensemble, ce qui tient à cœur à la communauté internationale, c’est Boko Haram, Al Qaïda au Maghreb, la piraterie maritime et des considérations économiques. La population doit être consciente de ça et savoir qu’elle ne viendra à son secours que lorsque nous-mêmes nous prenions notre destin en main », a relevé le collaborateur direct du professeur Gogué.
 
Pour ADDI, la situation est « gravissime » et il faut arrêter de voir dans les seules réformes exigées avant les élections, la panacée pour résoudre le problème politique au Togo.
 
« Si nous nous recroquevillons sur les réformes, le parti au pouvoir, avec sa majorité à l’Assemblée nationale et ses 60% de l’élection présidentielle, va nous proposer des réformettes. On doit aller au-delà des réformes institutionnelles et constitutionnelles que nous avions réclamées avant les élections. Il faut un sursaut de toute la classe politique pour repenser le problème des élections dans le pays », a-t-il précisé.
 
Telli K.
 
source : afreepress
 

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Publié le 15 mai 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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