Il y a 09 ans Faure Gnassingbé succéda à son défunt père…

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Le 26 avril 2005, le Togo comme de coutume a brillé par un hold-up électoral inouï, où l’image de l’armée « sécurisatrice » des urnes sous les aisselles à fait le tour du monde. Tous les moyens étaient bons pour permettre à un fils de succéder à son père même s’il faut passer à la tronçonneuse toutes les populations togolaises, quitte à ce que le fils du père règne sur les animaux et les choses. Ce pan de l’histoire du Togo personne ne peut l’effacer même si le régime de Faure Gnassingbé donnerait tout pour falsifier sa venue sanglante au pouvoir. Les discours creux sur la réconciliation qui invitent les togolais à ne pas regarder dans le rétroviseur alors même que le fils reste identique au père ne peuvent être la panacée à gommer ce génocide orchestré par un pouvoir qui refuse de s’inscrire dans la modernité et le respect de la vie.

Cette élection dynastique du 26 avril 2005 a inquiété à raison l’opinion nationale et internationale. En lisse pour l’inédite frauduleuse, Faure Gnassingbé qui a déjà perpétré le double coup d’état, institutionnel et constitutionnel. Gnassingbé 2 était parti pour boucler le mandat en cours de son géniteur de dictateur.

Du moins c’était l’intention de l’armée qui s’invite comme bon lui semble dans le débat politique et n’eut été le tollé de la communauté internationale contre cette invention togolaise Faure Gnassingbé aurait réussi son putsch. Mais il s’est rattrapé par le coup d’état électoral ce 26 avril 2005. Autre candidat Bob Akitani, membre de l’UFC et candidat de la coalition de l’opposition l’opposant préhistorique Gilchrist Olympio ne pouvait se présenter étant en exil alors que la constitution prévoit qu’un candidat à l’élection présidentielle réside au pays au moins une année avant le scrutin.

Une disposition constitutionnelle qui empêcha aussi Koffi Yamgnane d’être candidat. Harry Olympio du rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD) et Nicolas Lawson à l’époque candidat indépendant qui s’est retiré le 22 avril flairant sans doute le carnage qui est organisé contre les togolais.

Malgré les incessants appels au report du scrutin organisé à pas de charge comme le régime en raffole, malgré que la tension dans le pays laisse présager une élection aux lendemains dramatiques avec notamment la suspension par le gouvernement de plusieurs radios privées. Le 22 avril, deux jours avant l’élection, le ministre de l’intérieur, François Boko demande le report du scrutin il parle d’un processus électoral suicidaire avec des risques de violences, des manquements graves dans la préparation de l’élection et un regain de discours tribal, régionaliste et xénophobe. Il a payé sa témérité à l’encontre de son propre clan par un exil jusqu’à ce jour.

Le 26 avril, Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur par une commission électorale taillée sur mesure, le Togo bascule dans une violence inouïe avec près de 1000 morts. Plus de 4000 blessés et près 26.000 refugiés. Les violences ont continué jusqu’au 27 avril jour de l’indépendance du Togo.

La communauté internationale soutien traditionnel de la dictature togolaise n’a pu faire rétablir la vérité des urnes et fait organiser d’autres élections pour apaiser la situation. Faure Gnassingbé vient d’accéder au trône « républicain » sans qu’aucune institution du monde farouche défenseurs de la démocratie ne bouge le petit doigt.

Neuf ans après ce bain de sang, le règne de l’arbitraire, de la violence, de l’impunité à toujours court dans un Togo de Faure Gnassingbé qui n’est pas prêt de s’inscrire dans une vision démocratique.

 

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