La Cour constitutionnelle ouvre les supputations sur le vide constitutionnel

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© togoactualite – La Cour constitutionnelle du juge Aboudou Assouma vient encore de jeter une pavé dans la marre. Alors que la révision des listes électorales se poursuit et doit finir en principe à la fin du mois en cours, la Cour dans une décision fixe la période d’organisation de l’élection présidentielle entre le 17 février et le 05 mars, au regard de la constitution.
 
Même si cette décision de la Cour ne s’en tient qu’au texte, techniquement, il n’est pas possible d’organiser l’élection présidentielle au Togo. En l’espace d’un mois alors que la révision n’est pas encore terminée et qu’après on doit procéder aux corrections du fichier, vouloir aller à des élections le 05 mars serait tout autant suicidaire comme celle de 2015.
 
Cette décision de la Cour constitutionnelle ouvre la voix à toutes les supputations possibles étant que que le scrutin n’aura pas lieu probablement le 05 mars. Le corps électoral ne peut être convoqué dans un délai de 45 jours.
Si on peut présager que le scrutin aura lieu avant la fin du mandat de l’actuel chef de l’Etat le 03 Mai, la sortie de la Cour voudrait dire que sans l’organisation du scrutin avant le 03 Mars le chef de l’Etat perdra sa légitimité même si la constitution actuelle stipule que le chef de l’Etat reste en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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